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Le ministre des Finances défend le budget 2018 dans un contexte économique tendu
Publié le vendredi 27 octobre 2017   |  Niamey et les 2 jours


Hassoumi
© Autre presse par DR
Hassoumi Massaoudou, Ministre des finances


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Le ministre nigérien des Finances Hassoumi Massaoudou (photo) a expliqué hier devant les députés, les nouvelles mesures prises par le gouvernement pour augmenter le taux de pression fiscale dans la loi de finances 2018. Une sortie qui intervient à un moment où une partie de l’opinion juge ce budget « suicidaire » et menace de manifester le mois prochain.

Tableau sombre

Pour Hassoumi Massaoudou, le Niger fait face à une conjoncture économique difficile marquée par la chute sur le marché international du prix des matières premières dont l’uranium et le pétrole. A cela s’ajoute la sécurité qui coûte 15% du budget de l’Etat depuis 2011 sans oublier la masse salariale qui a triplé au niveau des services publics.

Face à cette situation, l’argentier de l’Etat informe que le pays a accumulé des arriérés de payement de dettes qui nécessitent d’être soldés.

Maîtriser les dépenses et augmenter les recettes

Pour le ministre des Finances, la dette contractée relative aux investissements a occasionné un déficit budgétaire du pays. « En 2015, nous avons eu un déficit de 36,2% du Pib ; 40% en 2016 et 42,7% en 2017. En 2018, nous nous projetons sur un déficit de 45,1%.», détaille-t-il avant de continuer ; « c’est pour cela que nous allons prendre des mesures pour décélérer l’augmentation de la dette. Nous sommes en train de payer les arriérés de dettes contractés auprès des commerçants en 2015 et 2016. Cette année, nous avons déjà payé 70 milliards de FCfa et il nous reste 80 milliards de FCfa à solder d’ici la fin du mois de décembre.»

Face à cette équation difficile, le détenteur du portefeuille des Finances laisse entendre que la solution réside dans l’augmentation des recettes de l’Etat. Ce qui permettra selon lui de réduire le déficit et faciliter la régulation budgétaire.

Et pour mobiliser les recettes, le budget 2018 prévoit un taux de pression fiscale de 16,2%. Contrairement à 13% en 2016. « Nous proposons dans le budget, une augmentation du taux de pression fiscale qui sera à 16,2% comme en 2015 (16,1%). En 2016, il était de 13,7% et 13,6% en 2017. Ce n’est rien d’extraordinaire, nous cherchons juste à revenir à notre taux de 2015 pour financer les investissements.», se défend le membre du gouvernement. Avant de conclure que « l’Etat ne fabrique pas l’argent. Il n’y a pas de génération spontanée de ressources pour financer ailleurs. Payer ses impôts, c’est montrer sa citoyenneté et faire preuve de solidarité collective.»

En termes de maîtrise des dépenses publiques, le ministre des Finances informe que des mesures sont prises dans la loi des finances 2018 pour maîtriser la masse salariale de l’Etat sur recettes fiscales. « Nous étions à 36,5% du budget en 2015. Nous sommes passés à 43,7% en 2016 puis 41,3% en 2017. En 2018, nous comptons descendre à 33,2% pour se conformer aux critères de convergence de l’Uemoa qui fixe le plafond à 35%.», explique-t-il.

Le budget 2018 est arrêté à 1 900 milliards de FCfa, soit une augmentation de plus de 45 milliards de Fcfa par rapport à l’exercice 2017.

Guevanis DOH

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