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Niger : des milliers de personnes manifestent contre la loi de finances 2018
Publié le mardi 16 janvier 2018   |  Xinhua


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© Autre presse par DR
Un homme tenant une pancarte sur laquelle on peut lire "Non à la loi de finance" au cours d`une manifestation contre la loi de finance 2018, le 29 octobre 2017 à Niamey.


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NIAMEY -- Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche dans les rues de Niamey, à l'appel d'organisations de la société civile nigérienne, pour dénoncer les mesures qu'elles qualifient "d'antisociales" contenues dans la loi des finances 2018 et la mauvaise gouvernance du régime en place.

Avec à leur tête les principaux leaders de la société civile, les manifestants ont battu le pavé, pacifiquement, de la place Toumo à la Place de la Concertation, devant l'hémicycle, où s'est tenu un grand meeting.

A travers les discours et un mémorandum, les organisateurs de la manifestation ont expliqué qu'à travers la loi de finances 2018 adoptée en novembre dernier par le Parlement, le gouvernement "accentue la pression fiscale sur les couches défavorisées de la population, tout en accordant des cadeaux fiscaux inacceptables à certaines catégories de contribuables, notamment les compagnies de téléphonie et autres marketeurs et promoteurs indépendants du secteur des hydrocarbures".

Pour rappel, les principales mesures contenues dans le budget 2018 sont la création d'une taxe d'habitation, le rehaussement du taux de l'impôt synthétique de 2 à 5% pour les activités commerciales et de 3 à 7% pour les prestations de service et l'extension de l'assiette de la TVA désormais appliquée au transport routier des marchandises et des voyageurs.

A ceci s'ajoutent d'autres nouvelles mesures dont la réévaluation du prix de base de cession des terrains relevant du domaine privé de l'Etat, l'apposition d'un droit de timbre de 200 francs CFA (0,3 dollar) sur tout document légalisé sous peine de nullité, la réactualisation et la diminution de certains taux de droits de mutation par décès pour la part nette recueillie par chaque ayant droit.

En outre, les manifestants ont dénoncé la mauvaise gestion du régime d'Issoufou Mahamadou, dont des problèmes de défense et de protection des libertés d'association et de manifestation, et réclamé le renforcement de l'indépendance de la justice et la réalisation d'audits systématiques des finances et des marchés publics.

Ils ont également exigé la "fermeture immédiate" de toutes les bases militaires étrangères établies au Niger.

Cette manifestation, qui a pu se tenir après deux premières tentatives interdites à Niamey par les autorités municipales, s'est terminée dans le calme, a-t-on constaté sur place.

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