Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article





  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles



Comment

Société

Au Niger, l’Europe sonne la fin de « l’économie migratoire » pour la région d’Agadez
Publié le dimanche 28 janvier 2018   |  LeMonde.fr


Faux
© Autre presse par DR
Faux dédouanement et fausse immatriculation des véhicules : A qui la faute ? La HALCA doit agir


 Vos outils




C’est une fourrière géante au cœur du Sahara. Cent sept véhicules tout-terrain sont là, immobilisés, pneus enfoncés dans le sable qui monte comme une ligne de flottaison dans cette cour d’une caserne de l’armée à la sortie d’Agadez, la « capitale » du pays touareg, dans le nord du Niger. Le type pick up Toyota Hilux, à l’ample plateau arrière, domine. « Ils sont saisis et à la disposition de la justice », clame le commissaire Haro Amani, silhouette noueuse et verbe assuré.

C’est un véritable butin arraché aux mains des passeurs. A Agadez, ville plate aux maisonnées ocre, oasis cernée d’une lumière sans fond, la confiscation de cette coûteuse flotte automobile nourrit bien des ressentiments. Elle a été ravie aux chefs de réseaux qui transportaient les migrants subsahariens vers la Libye ou l’Algérie. Le vent a tourné. Agadez n’est plus le grand carrefour que traversaient les centaines de milliers de candidats au rêve européen.

Ou, plus précisément, elle ne l’est plus officiellement. A destination de l’opinion et des gouvernements de l’Union européenne (UE), il doit être dit, écrit et proclamé que le trafic a cessé. Même si la réalité est bien plus nuancée. En 2016, sur les 180 000 migrants débarqués sur les côtes italiennes à partir de la Libye, les trois quarts avaient préalablement transité par le Niger et donc par Agadez, l’ultime porte d’accès au désert à la riche mémoire caravanière, là où l’on harnache les convois de 4x4 après s’être ravitaillé pour l’odyssée saharienne.

A défaut de pouvoir influencer un Etat failli comme la Libye pour endiguer le flux, l’Europe préfère désormais peser, plus en amont, sur ce grand couloir de transit qu’est le Niger. « C’est comme si l’Europe avait imposé sa frontière méridionale à Agadez », grince le président du conseil régional, Mohamed Anako, un notable touareg qui reçoit sous une tente dressée dans son jardin.

Coups de boutoir policiers
De fait, le courant...
... suite de l'article sur LeMonde.fr


 Commentaires