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Lutte contre la culture de haine et du communautarisme à travers les medias : La Ministre de la Communication brandit le bâton et la carotte aux médias
Publié le mardi 20 fevrier 2018   |  La Nation


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© Autre presse par DR
Médias: La ministre Sani Koubra appelle au sens de responsabilité des organes de presse


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La Ministre de la Communication, Mme Sani Hadiza Koubra Abdoulaye et son homologue en charge de la Renaissance Culturelle et Modernisation sociale Assoumana Mallan Issa, ont rencontré samedi dernier à Niamey, les responsables des médias publics et privés. La question problématique de la diffusion et de la publication des discours à caractères communautaristes et ethno-régionalistes à travers les médias est au centre de la rencontre. Une attitude que les médias doivent éviter, selon ces autorités, pour la sauvegarde de l’unité nationale et à la cohésion sociale ou faire face à la rigueur de la loi.

Au cours de cette réunion, la ministre Hadiza Koubra n’a pas caché son remord, vraiment tout son remord par rapport à la diffusion et la publication des discours de haine et des propagandes à caractère ethno-régionaliste sur certains médias et les réseaux sociaux. Elle, et son homologue de la renaissance culturelle, ont rappelé aux responsables des medias les risques qu’ils font courir au pays et à l’unité nationale par la diffusion et publication de tels messages.

Depuis un certain temps, rappelle-t-on, des discours de haine et des propagandes à caractère ethno-régionaliste, sont tenus et diffusés et publiés, sur certains médias de la place, notamment les réseaux sociaux. Face à cette situation, Mme Sani Hadiza Koubra rappelle que ‘’la dépénalisation des délits par voie de presse, n’est pas licence à tout faire’’.

« Ces comportements, nous devons, tous, les fustiger, car ils portent atteinte à la cohésion sociale et à ce qui nous est le plus cher, à savoir la paix et l’unité nationale » a-t-elle vociféré.

Deux jours auparavant, cette même question a été évoquée avec amertume par le Président Issoufou Mahamadou ‘’garant de l’unité nationale’’ dans son discours de lancement des travaux du colloque national des experts pour la validation du Programme de renaissance culturelle au Niger. Dans cette adresse, pour rappel, le Président nigérien a fait un vibrant plaidoyer pour la suppression des rapports sociaux fondés sur le clanisme, le tribalisme et le régionalisme.

Selon la ministre en charge des médias, « la modernisation sociale prônée par l’Etat ne peut s’accommoder de ces contre-valeurs qu’entend combattre le Plan de la renaissance dont l’axe un n’est autre que la question fondamentale de la renaissance culturelle ».

Il est impératif, estime-t-elle, que les médias abandonnent définitivement ces comportement qu’elle qualifie de ‘’contre-valeurs’’ et promouvoir des valeurs essentielles comme le patriotisme, la cohésion nationale et l’unité nationale. A ce sujet, aucun sacrifice ne sera de trop, ajoute-t-elle, pour l’Etat pour assurer la quiétude des populations nigériennes.

En cas de contrevenant à ce principe, la ministre a explicitement rappelé les mesures répressives.

« L’Etat, désormais, appliquera la loi avec encore plus de rigueur et de fermeté. La justice s’appliquera sans faiblesse contre les auteurs et complices de tous actes attentatoires à l’unité et à l’intégrité de notre pays » s’est-elle faite explicite.

Evoquant les responsabilités qui leur incombe, la ministre rappelle à ses interlocuteurs du jour que « les medias constituent aujourd’hui de puissants vecteurs au moyen desquels nous pouvons promouvoir les valeurs et combattre les contre-valeurs qui caractérisent notre société ». C’est d’ailleurs pourquoi, poursuit-elle, « le gouvernement estime qu’il est impératif de vous rappeler cet important message, pour qu’à votre tour et conformément à votre cahier des charges, vous vous fassiez le devoir de le porter à l’opinion. Votre mission de service public et le patriotisme qui anime, je le sais, chacun de vous, le commandent».

« C’est le lieu d’en appeler au sens des responsabilités de vous tous, ici réunis, pour que nos valeurs de progrès et les contre-valeurs rétrogrades, puissent faire, sur vos antennes et dans vos colonnes, l’objet de véritables campagnes de sensibilisation et d’éducation » a martelé la ministre en charge des médias.

Mahamane Sabo Bachir

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