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Pétition «libération immédiate et sans condition des défenseurs des droits de l’Homme arrêtés au Niger»
Publié le lundi 2 avril 2018   |  Niger Diaspora


Amnesty
© Autre presse par DR
Amnesty International/Niger : Les autorités doivent libérer les activistes arrêtés et cesser les attaques contre la liberté des médias


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Nous militants de la Société civile sénégalaise, africaine et internationale et citoyens épris de justice:

sommes attachés à démocratie et à la liberté d’expression :

Pour une société civile libre et forte à même d’alerter l’opinion publique nationale et internationale sur les potentielles dérives des tenants du pouvoir.

sommes conscients de la nécessité de préserver la sécurité publique sans entraver les libertés individuelles et collectives garanties par la constitution nigérienne du 25 Novembre 2010 permettant aux citoyens de défendre de manière pacifique leurs droits, d’exprimer leur opposition à toute politique susceptible d’avoir des effets négatifs sur leur vie.
Nous saluons le combat mené par la société civile nigérienne aux côtés de la population à travers « des Journées d’actions citoyennes contre la loi de finances 2018 et le bradage de la souveraineté nationale »

Nous sommes depuis plusieurs semaines témoins d’une tentative de musellement de la société civile et de l’opposition avec comme point d’orgue l’arrestation et la détention de (23) vingt-trois défenseurs des droits de l’Homme depuis ce dimanche 25 Mars 2018. Ces défenseurs des droits de l’Homme ont été incarcérés dans les prisons situées dans les zones en état d’urgence et éloignés de leurs familles et conseils.
Considérant le caractère léger et discutable des raisons invoquées par les autorités municipales de Niamey et d’autres villes du pays pour interdire les manifestations pacifiques entrant dans le cadre de la journée d’action citoyenne du 25 mars 2018, manifestations qui, à l’heure actuelle, constituent le seul moyen que les citoyennes et citoyens peuvent user pour faire valoir leurs droits et obliger le gouvernement à revenir sur les mesures antisociales contenues dans la loi de finances 2018 et sur sa politique de bradage de la souveraineté nationale;
Considérant les menaces sur leur sécurité et leur intégrité dans ces prisons situées dans les zones en état d’urgence.
Nous lançons la présente pétition dans le cadre d’une campagne intitulée :

«Libération immédiate des défenseurs des droits de l’Homme au Niger»

liberationimmediatedefenseursdroitshumainsauniger.unepetition.fr

Pour tout contact : Mamadou Mignane DIOUF ; maajuuf@gmail.com; Demba Moussa DEMBELE : dembuss@hotmail.com;

Le Coordinateur du Forum Social Sénégalais

Mamadou Mignane DIOUF

Tel : +221 77 674 18 25; +221 33 825 13 81

Lettre :
Bonjour,Suite à l'interpellation suivie d'une inculpation de 23 défenseurs des Droits humains au Niger depuis le 25 Mars 2018, le Forum social sénégalais lance cette pétition en vue de demander la libération immédiate de ces militants dont le seul tort a été d'appeler à « des Journées d’actions citoyennes contre la loi de finances 2018 et le bradage de la souveraineté nationale ».Nous sollicitons tous les militants des Droits humains et les citoyens épris de justice pour la signature de cette pétition dénommée libération immédiate-défenseurs-droits de l’homme- niger.unepetition.fr pour mettre la pression sur les autorités nigériennes en vue de leur libération immédiate et sans condition.Cordialement,Le Coordinateur du Forum Social SénégalaisMamadou Mignane DIOUFmaajuuf@gmail.comTel : +221 77 674 18 25; +221 33 825 13 81

SIGNER LA PETITION
Lire également :

L’arrestation de Ali Idrissa et des autres acteurs de la société civile : Une réaction de la population et de la communauté internationale pour la libération de nos vaillants compatriotes est plus qu'urgente

Ce n’est pas la première fois que le régime tente de museler les acteurs de la société civile. Le 20 mai 2017 déjà, une interpellation de Ali Idrissa a été opérée mais quelques heures après sous la pression, il a été libéré. Aujourd’hui, pris de panique face au mécontentement général, le pouvoir décide de jouer son va-tout en arrêtant collectivement et sans mandat judiciaire les acteurs de la société civile pour montrer ses muscles. Au lieu d’écouter l’opinion et de se mettre à la table de négociation comme d’autres régimes l’ont fait, avant eux, le pouvoir se radicalise en espérant tenir au silence, pour les années à venir, le peuple nigérien.

Et l’arrestation de Ali Idrissa et des autres acteurs de la société civile, suivies de simulacres d’auditions judiciaires et de déportations, ne font qu’attester des dérives autocratiques d’une frange de la majorité au pouvoir. Faudrait-il le rappeler, Ali Idrissa et les autres acteurs de la société civile déportés, ont été de tous les combats pour la démocratie et les droits des plus faibles au Niger. En 2005 déjà, ils étaient au front pour empêcher la mise en œuvre de mesures impopulaires contre les populations du Niger. Le gouvernement a reculé de peur d’un embrasement social.

Aujourd’hui, 13 ans après 2005, les voilà à nouveau, constants sur les principes, pour la défense des plus faibles face à un parti au pouvoir, le PNDS qui n’a plus de socialiste que le nom. Après avoir tenté de décapiter par tous les moyens l’opposition au Niger, ils sont convaincus qu’en mettant au pas la société civile, la tâche de réduire les Nigériens en esclaves sera plus facile. Mais peine perdue, sous la chaleur du sahel, les hommes et les femmes choisissent toujours, même au prix du sacrifice, de défendre leur honneur et dignité. La sérénité se lisant sur les visages des acteurs de la société civile au moment de leur déportation vers les camps d’isolement en dit long sur leur détermination et les brutalités et violations des règles élémentaires du droit utilisés lors de leurs arrestations, ne sont rien d’autre que reflet de l’impasse et du désarroi qui règnent dans les rangs du pouvoir.

Une réaction de la population et de la communauté internationale pour la libération de nos vaillants compatriotes est plus qu'urgente!

Guimbiya M. Sani

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