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Pas d’élections libres et transparentes avec le nouveau code électoral estime Kishin Kassa
Publié le mercredi 4 avril 2018   |  Tam-tam info News


Lancement
© Le Témoin par DR
Lancement du parti MPN Kiishin Kassa de Ibrahim Yacouba
Le dimanche 8 novembre 2015 aux palais des congrès de Niamey le président du bureau provisoire du Mouvement Patriotique Nigérien « MPN/Kiishin Kassa » M. Garba Hambali Daouda, a procédé, au lancement officiel des activités dudit parti.


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L’objet de ce point de presse est de rendre publique la position tant commentée du MPN Kiishin Kassa, relativement à la nouvelle loi électorale. Le rappel, en début du mois de mars 2018, de cette position que nous défendons ardemment, depuis un (1) an, a suscité beaucoup de réactions dans tous les milieux, chacun allant dans le sens qui l’intéresse. Cela démontre que la question électorale est une question centrale, voire la question cruciale dans la consolidation de tout système démocratique.


De quoi s’agit-il précisément ? Mesdames, Messieurs. Il vous souviendra que, déjà au stade d’avant-projet de loi portant code électoral, il y a donc de cela exactement un an, le MPN Kiishin-Kassa a notifié au Premier Ministre, Président du CNDP, avec ampliation à tous les acteurs politiques concernés, par lettre N°005/MPN/KK en date du 21 avril 2017, ses observations essentielles par rapport à cet avant-projet. Cette lettre n’a jamais eu de suite.

Le 7 juin 2017, lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée Nationale, l’ensemble des députés composant le groupe LES PATRIOTES (ANDP, RSD, MPN), ont signé et déposé une pétition dans laquelle ils ont réitéré, avec force, les mêmes observations et attiré l’attention quant au risque pour notre pays de rompre brutalement la tradition des codes électoraux consensuels et inclusifs.

Ces observations n’ont jamais été prises en compte malgré l’action de nos députés et la pertinence des arguments développés. Profitant de l’opportunité de la réunion du CNDP convoquée pour le 7 mars 2018 et dont l’ordre du jour portait sur le processus électoral, le MPN et le RSD ont, à nouveau, saisi le Président du CNDP par lettre conjointe en date du 6 mars 2018, en vue de renouveler leurs préoccupations et de faire part des inquiétudes nées de la mise en œuvre de la loi organique N°2017-64 du 14 août 2017, portant Code électoral au Niger.

Cette lettre aussi n’a eu aucune suite et cela malgré la promesse de mettre en place un comité à cet effet. Un mois après, nous attendons toujours la mise en place de ce comité. La mise en œuvre de la loi organique N°2017-64 du 14 août 2017, a confirmé toutes nos préoccupations et révélé au grand jour la justesse des observations que nous formulions de manière constante depuis un an.

Mesdames, Messieurs, Comme nous l’avions écrit au Président du CNDP, les reformes ne sont utiles que lorsqu’elles permettent de renforcer la confiance des acteurs, la fiabilité et la sincérité du processus, l’équité, la transparence et l’honnêteté des scrutins à venir. De toute évidence, les modifications introduites dans le code électoral ne visent pas ces objectifs, bien au contraire.

En effet, pour la première fois depuis la Conférence Nationale Souveraine, nous avons une CENI dont l’orientation, la composition et la prééminence des représentants de l’administration constituent des hypothèques à la sincérité et à l’équité du processus électoral dans notre pays. Pour notre parti, le seul et véritable enjeu reste, non pas la victoire du MPN ou d’un autre parti, mais la stabilité de notre pays.

Ce que n’augure point le code électoral actuel. Mesdames, Messieurs, Au Niger, toutes les fois que les résultats des élections ont été reconnus et acceptés, c’est seulement lorsque ces élections ont été organisées et conduites dans le cadre des codes électoraux consensuels et des CENI au sein desquelles siégeaient tous les acteurs en compétition. C’est cela que nous recherchons dans la lutte que nous menons pour la révision de ce code.

Mesdames, Messieurs Nous voudrions, ici, rappeler succinctement quelques unes de nos principales préoccupations:

1) De la composition de la CENI : Nous estimons que tous les acteurs en compétition doivent y être représentés ;

2) De la notion Majorité/Opposition : au regard de l’histoire électorale de notre pays, la représentation par groupe n’a absolument aucune pertinence. En réalité, les partis sensés représenter les blocs Opposition/Majorité, ne représenteront qu’eux-mêmes et leurs seuls intérêts.

3) Du droit de vote conféré aux représentants de l’administration : en vertu de l’obligation de réserve et du fait qu’ils ne sont pas des acteurs politiques, les représentants de l’administration ne peuvent avoir le droit de vote ;

4) De la DIFEB : Il en ressort que les modalités de recrutement des membres ont été influencées par des considérations partisanes;

5) De la composition du Bureau de vote : c’est le niveau essentiel de la sincérité du scrutin et c’est pour cela que cette composition, comme par le passé, doit refléter la représentation des acteurs politiques en compétition dans la circonscription.

C’est fort de ces observations et de notre conviction que seul un processus électoral consensuel peut produire une alternance démocratique apaisée et vertueuse que, le MPN estime que le nouveau code électoral n’est pas de nature à garantir des élections EQUITABLES, LIBRES ET TRANSPARENTES.

C’est pour cela que nous appelons, encore pour la quatrième (4e) fois, le Président du CNDP à considérer cette question comme étant du plus grand intérêt pour la stabilité et la consolidation des institutions démocratiques fortes, tant prônées par le Président de la République.

En tout état de cause, le MPN Kiishin Kassa entend continuer à se mobiliser avec toutes les forces politiques et les acteurs intéressés, en vue de garantir dans notre pays un processus électoral équitable et consensuel. Je vous remercie.

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