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Marche de protestation à Arlit : la société civile soutient le gouvernement dans les négociations por l’avènement d’un partenariat équilibré avec AREVA
Publié le mardi 22 octobre 2013   |  Tamtam Info News


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© Autre presse par DR
Marche de protestation à Arlit


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En prélude à l’entame des nouvelles négociations entre le groupe français AREVA et les autorités nigériennes sur le partage des revenus de l’exploitation de l’uranium, l’ONG AGIRIN’IMAN et la Coordination des Organisations de la Société Civile d’Arlit ont organisé une marche de protestation à Arlit, le 12 octobre 2013 pour soutenir le gouvernement nigérien dans les négociations occasionnées par le renouvellement des contrats entre le Niger et le groupe AREVA. Pour cette fois-ci, l’attente des populations est grande. Elles veulent que les résultats soient à la hauteur des attentes. Dans une déclaration faite à la fin de cette marche pacifique, à laquelle des milliers de personnes ont participé, la société civile a déploré les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation de l’uranium à Arlit. Les manifestants ont également déploré les conséquences de l’exploitation de l’uranium sur le plan environnemental et sociétal à Arlit. Lors d’une étude menée conjointement par l’ONG AGIRIN’IMAN avec un de ses partenaires scientifiques CRIIRAD, en 2003, les résultats ont démontré l’ampleur de la radioactivité à Arlit. Il s’agit par exemple de la présence de ferrailles radioactives sur les marchés dont mille six cent tonnes en 2012 venant des usines de SOMAIR et COMINAK (filiales d’AREVA) ; mais aussi de matériaux radioactifs issus de la mine réutilisés pour le remblaiement des routes et parfois même la construction d’habitations.

Ce résultat, ajoute les acteurs de la société civile d’Arlit a été confirmé par Greenpeace lors sa visite en 2009 sanctionné par le rapport intitulé «Abandonnés dans la poussière : l’héritage radioactif d’AREVA dans les villes du désert nigérien». Les contrôles de radioactivité effectués en août 2010 dans les rues d’ARLIT, ont permis de découvrir des remblais radioactifs devant les hôpitaux de la SOMAÏR et de la COMINAK, ainsi que l’habitation d’une famille, tellement radioactive qu’elle a dû être rasée. Selon les évaluations de SOMAÏR, la dose subie par les habitants était de plus de 10 milliSieverts par an, et selon la CRIIRAD, la prise en compte de l’exposition au radon entraîne une dose totale encore plus élevée. Quant aux «70 pour cent des revenus» de l’exploitation de ses mines d’uranium «reversés à l’Etat nigérien», c’est une argumentation sans crédibilité ni sérieux au regard de la réalité du terrain :

l’état déplorable de la route Tahoua-Arlit ; la population d’Arlit qui manque d’eau à boire (à titre d’exemple, le quartier Madina d’Akokan dont l’alimentation en eau à été suspendue par le Directeur des exploitations de COMINAK) ; les rebellions à répétitions et les fondamentalistes qui s’y mêlent pour exprimer et agir en évoquant les préoccupations des populations, a indiqué la société civile d’Arlit . Du côté d’AREVA, les choses semblent être mieux que les présentent les acteurs de la société civile. Dans un communiqué en date du 14 octobre 2013, AREVA assure respecter au Niger «les standards internationaux les plus stricts en termes de radioprotection (moins de 1 mSv de dose ajoutée pour les populations locales, comme en France». Enfin les acteurs de la coalition de la société civile se disent disposer à participer et proposer un débat contradictoire radio télévisé avec les responsables d’AREVA.

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