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Mise en œuvre du PDES 2012-2015 : Un instrument de référence pour impulser une mutation qualitative de l’économie nigérienne
Publié le lundi 8 avril 2013   |  Le Sahel


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© Autre presse par DR
Signature de convention avec le ministre français chergé du développement, M Patrick Cofin


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Pendant deux décennies, la croissance de l’économie nigérienne est restée faible avec un taux de croissance moyenne annuelle du PIB de l’ordre de 3,8% en termes réels entre 1990 et 2010 pour un taux de croissance démographique de 3,3% durant la même période, soit une croissance annuelle par tête d’à peine 0,5%. Ces taux de croissance faibles n’ont pas permis une réduction significative de la pauvreté, la création d’emplois et le décollage économique du pays malgré les différents atouts dont il dispose. Aussi, un des premiers défis de développement retenus dans le cadre du Programme de la Renaissance du Niger, est-il d’impulser une croissance forte, soutenue et inclusive.

Pour répondre à ce défi, le gouvernement s’est doté depuis le 1 aout 2012 d’un Plan de Développement Economique et Social. Il constitue désormais le cadre unique fédérateur de référence pour l’agenda de développement du gouvernement et l’alignement de celui-ci avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Il constitue le cadre d’opérationnalisation du Programme de Renaissance du Niger (PRN) du Président de la République, tout en intégrant les orientations de la Déclaration de Politique Générale (DPG), présentée par le Premier Ministre, Chef de Gouvernement.
Le PDES a été conçu comme étant un instrument permettant d’impulser un changement fort et un bond qualitatif majeur pour la maîtrise du développement économique social et culturel du pays, afin de l’inscrire durablement sur le chemin de la croissance. Il consacre la ferme détermination du gouvernement de répondre efficacement aux principaux enjeux qui interpellent notre pays. A cet effet le PDES marque une profonde rupture avec le passé dans le domaine de la gestion du développement et de la gouvernance.
Dans cet esprit, le PDES s’affirme fondamentalement comme un instrument de politique économique et sociale à la fois dynamique, ambitieux et volontariste à la dimension de l’importance des défis auxquels fait face le Niger. Comme l’a souligné le Président de la République du Niger, SEM Elhadj Mahamadou Issoufou, dans la préface du document « Le Plan de Développement Economique et Social pose les jalons d’une politique économique de moyen terme qui permettra d’impulser une dynamique de développement équilibré, porté par une forte croissance inclusive et durable. Il s’appuiera à cet égard sur les nombreuses potentialités et richesses naturelles du pays, dont l’exploitation constitue le principal levier de la croissance»
Ainsi, le PDES tient compte des atouts miniers et des ressources en eau, dont regorge le Niger pour engager résolument une transformation de la structure de l’économie à long terme en s’affranchissant progressivement de la dépendance aux aléas climatiques. Le secteur agricole occupera pendant des années encore un rôle essentiel pour le développement économique et social mais la diversification de l’économie sera engagée à travers les leviers pour une croissance accélérée que sont les industries extractives (mines et pétrole) et les industries induites par ces exploitations.
Il est basé sur un scénario ambitieux, mais réaliste, de croissance forte et soutenue. En effet, les projections de croissance qui sont cohérentes avec les prévisions du FMI permettent d’anticiper dans le scenario de base une croissance annuelle moyenne du PIB d’environ 8% sur la période. Cette croissance serait tirée d’une part par une croissance annuelle des énergies extractives en liaison avec la hausse de leurs exportations. Et, d’autre part, les secteurs primaire et tertiaire devraient enregistrer des niveaux de croissance permettant de diversifier l’économie et d’améliorer la situation alimentaire et les perspectives d’emplois aux jeunes.
Pour renforcer la compétitivité de l’économie nigérienne et assurer sa diversification tout en permettant une croissance inclusive, quatre leviers sont retenus dans l’axe 4 du PDES à savoir : l’amélioration du climat des affaires ; le développement des relations avec l’extérieur ; l’amélioration de la compétitivité des secteurs économiques, et le développement de la participation des jeunes à l’activité économique.
Il s’agit, à travers la mise en œuvre du Plan de Développement Economique et Social, d’impulser la mutation de l’économie par la modernisation des secteurs des mines et de l’industrie. Elle se basera aussi sur la transformation en profondeur du secteur primaire grâce à l’opérationnalisation des programmes de l’initiative 3N. Cette mutation est engagée avec les investissements importants qui ont permis l’évolution de la superficie des terres irriguées, la hausse des rendements agricoles à travers l’introduction de nouvelles variétés semencières adaptées aux effets des changements climatiques et de la sécheresse et des techniques innovantes de production, ainsi qu’à l’amélioration de l’efficacité des investissements agricoles et pastoraux. Un accent particulier est mis sur le développement prévisible du secteur de la sylviculture durant la période du Plan.
La croissance des différents secteurs permettra la création d’emplois décents dans les secteurs modernes. Elle sera accélérée grâce à la réduction des coûts des facteurs via la mise en œuvre du programme d’investissements publics structurants (barrage hydro-électrique de Kandadji, centrale à gaz, mine de Salkadamna, programmes routiers, promotion du développement ferroviaire, etc.) qui permettra de stimuler la croissance, de structurer l’appareil productif national et de réduire l’enclavement du pays. Sur le domaine de l’emploi, PDES intègre les cibles du Programme de la Renaissance du Niger de création de 50 000 emplois par an sur la période 2012-2015.

D’ores et déjà, au cours de l’année 2012, le Niger enregistre un taux de croissance de 10,8% imputable à la forte croissance du secteur primaire et à l’accélération de la croissance du secteur secondaire. En effet, le secteur primaire a enregistré un taux de croissance de 12,8% en 2012 contre -3% en 2011. Le secteur secondaire a enregistré une hausse de 40,3% en 2012 contre 6% en 2011 du fait de la mise en exploitation de la production pétrolière et des résultats positifs enregistrés par les branches de production de l’uranium et de l’or. Les activités de fabrication ont enregistré une hausse importante.

Ainsi, l’économie nigérienne est en plein essor et le pays se trouve dans un tournant majeur de son histoire. Il s’agira à travers la mise en œuvre du PDES d’engager une gestion efficace de l’économie qui permettra conformément au Programme de la Renaissance du Niger, d’attirer, d’orienter et d’encadrer les investissements vers une exploitation des ressources naturelles, partagée et profitable à tous basée sur les rapports gagnant-gagnant.

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