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Fin de la première Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat pour la Région du Sahel : Agir ensemble face au changement climatique

Publié le mardi 26 fevrier 2019  |  Le Sahel
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© Autre presse par DRa
Fin de la première Conférence des Chefs d`Etat et de gouvernement de la Commission Climat pour la Région du Sahel
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Même si l’émission des gaz à effet de serre de l’Afrique est marginale à l’échelle du monde, force est de constater que l’Afrique reste le continent le plus touché par les effets du changement climatique. En effet, au plan continental, la région du Sahel subit plus que les autres régions les manifestations néfastes du changement climatique. De cette réalité incontestable, l’urgence d’agir en faveur de plus de 500 millions d’habitants vivant dans la région du Sahel s’avère une nécessité. C’est dire que le premier sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission Climat de la Région du Sahel qui a été présidé, hier matin au Palais des Congrès de Niamey par le Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou, Président de ladite Commission s’inscrit pleinement dans le cadre de l’action. Il constitue une étape décisive dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le changement climatique. La cérémonie d’ouverture de ce sommet a été ponctuée par le message des jeunes aux Chefs d’Etat et la projection d’un film documentaire sur la résilience des pays sahéliens face au changement climatique.
A ce grand rendez-vous de l’action et de l’avenir de la Région du Sahel, les Présidents de la République du Tchad S.E Idriss Deby Itno ; Roch Marc Christian Kaboré au Burkina Faso ; Pr. Alpha Condé de la Guinée Conakry ; le vice président de la République du Soudan et le Premier ministre de la République du Mali, tous membres de la Commission Climat pour la Région du Sahel sont présents à la table de séance. Les autres pays membres de la Commission se sont également faits représentés par des délégations ministérielles. Quant au Président de la République du Congo Brazzaville S.E Denis Sassou N’Guesso, il a tenu à être présent pour répondre à l’invitation du Président de la République, Chef de l’Etat, tout comme d’ailleurs le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Maroc, envoyé spécial du Roi Mohamed VI et le ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire de la France.

Ainsi, la cérémonie d’ouverture de cette première conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat pour la Région du Sahel a été marquée par une série de discours dont le seul dénominateur est d’agir en faveur du climat, gage de l’équilibre du monde et de l’avenir de l’humanité. Outre le discours d’ouverture prononcé par le Président de la République, il faut noter ceux des représentants du Roi du Maroc ; de la Banque Africaine de Développement ; de la France et l’allocution du Président de la République du Congo, président de la Commission Climat du bassin du Congo.
En s’adressant aux Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat pour la Région du Sahel, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale M. Bourita Nasser a précisé que le Sahel qui est le trait d’union entre le Nord et le Sud de l’Afrique se trouve aujourd’hui sous l’impact considérable du dérèglement climatique. L’enjeu majeur de ce sommet est d’aborder la question du climat de manière efficiente. Le positionnement géographique du Niger lui confère tout naturellement une centralité qui lui permet de promouvoir la stabilité, la sécurité et le développement de la Région du Sahel. Le constat, a dit M. Bourita Nasser, est clair dans la mesure où les menaces qui pèsent sur la région du Sahel sont connues et affectent la vie quotidienne des populations tout en influant négativement sur le développement socio économique et la stabilité régionale.
Dans cet espace stratégique, on mesure davantage que les conditions de vie des populations sont intimement influencées par l’environnement. Ces menaces exigent de la part des pays du Sahel et de ses partenaires des investissements massifs dans cette zone pour répondre aux aspirations des populations. Il faut, pour le Sahel, une véritable justice climatique. Pour ce faire, le ministre marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a annoncé que le Royaume du Maroc s’engage à prendre en charge les études de faisabilité pour finaliser le plan d’investissement climatique pour la région du Sahel. Cette dernière peut aussi compter sur le Maroc pour le renforcement des capacités du capital humain.
Pour sa part, le Président de la République du Congo Brazzaville, président de la Commission Climat du Bassin du Congo S.E Denis Sassou N’Guesso a indiqué que sa conviction profonde est qu’il faut davantage accélérer les réponses africaines au dérèglement climatique. Dans cette optique, le Président congolais s’est réjoui des progrès accomplis par les trois commissions climat au plan institutionnel. Engagée dans le même combat, a dit S.E Denis Sassou N’Guesso, la Commission climat du Bassin du Congo et celle de la Région du Sahel ont tout à gagner en mutualisant leurs efforts notamment à travers un échange bénéfique des expériences. Ainsi, le projet de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel porté par l’Union Africaine devant l’avancée du désert tirerait profit du clonage réussi dans les zones sablonneuses du Congo de certaines espèces d’arbres à croissance rapide.
Les expériences congolaises de reboisement seront mises à la disposition des pays sahéliens dans la perspective d’une bande de verdure qui traverse l’Afrique de la côte atlantique du Sénégal aux rivages de la mer rouge à Djibouti. Il en est de même de la baisse préoccupante du niveau des eaux du Lac Tchad pour laquelle une coordination interrégionale des efforts tenant compte des impacts environnementaux s’avère nécessaire devant l’assèchement progressif de cet espace vital de vie.
Quant au représentant du président de la Banque Africaine de Développement (BAD), l’institution qui est le Chef de file des partenaires techniques et financiers pour le financement du Plan d’Investissement Climat de la Région du Sahel (PIC-RS), il a relevé dans l’appui de la BAD dans l’opérationnalisation de la Commission Climat pour la région Sahel. Le représentant de la BAD a par ailleurs insisté sur trois points qui paraissent essentiels pour la mise en œuvre réussie du PIC-RS. Il s’agit de la création d’un environnement favorable aux investissements tant publics que privés ; l’alignement des contributions déterminées au niveau national et enfin la mise en place des institutions souples consolidant les efforts des initiatives existantes.officiels
Les représentants de la France et du Gabon ont également réaffirmé l’engagement de leur pays respectifs dans la lutte contre le changement climatique. En outre, la France reconnait par la voie de son ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire que l’Afrique n’est pas responsable du dérèglement climatique. Ce sont plutôt l’Europe ; l’Amérique et l’Asie qui sont les premiers responsables. Elles doivent de ce fait mener une action urgente et impérieuse. Le dérèglement climatique et la pression démographique sont deux défis que les pays du Sahel doivent relever ensemble car ils ne tiennent pas compte des frontières. La désertification au Sahel, a souligné M. François De Rugy est un sujet politique, un défi
régional, mais aussi un enjeu mondial. La sécheresse, la pauvreté, l’insécurité alimentaire ont des conséquences sur la paix et la stabilité. Il faut donc agir pour préserver et reconstruire les sols au Sahel afin d’offrir un nouvel horizon aux jeunes. Le développement à grande échelle de l’agro-écologie apparait aux yeux du ministre français de la Transition écologique comme une alternative crédible dans le cadre du PIC-RS.

Hassane Daouda(onep)
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