Société
Vente de la patate douce à Niamey : Une filière qui nourrit son homme
Publié le mercredi 31 aout 2022 | Le Sahel
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Le marché de Katako regorge chaque année, en cette période de saison des pluies, divers produits saisonniers. Dans la gamme de produits en vente, le visiteur n’y manque pas de voir la patate douce, un produit saisonnier qui est d’ailleurs cultivé au Niger aussi bien en période de pluie qu’en culture de contre saison. D’où la disponibilité de ce produit sur les différents marchés de la Capitale pendant toute l’année. Ce qui explique d’ailleurs la relative stabilité du prix du sac d’environ 120 kg de la patate douce qui tourne autour de 26.000 FCFA.
Au Niger, la zone de production par excellence de la patate douce reste et demeure le département de Balleyara.
Ce sont plusieurs camions qui ravitaillent, au quotidien, le marché de Katako en patate douce. L’une des particularités de marché, c’est qu’il est un véritable centre commercial de tout et de rien. Le marché de Katako répugne la spécialisation dont requiert aujourd’hui le domaine du commerce. Ces derniers temps, une grande partie dudit marché est occupée par les vendeurs de patate douce en provenance de Balleyara, une zone de forte production de ce tubercule.
Assis devant un tas de patate douce et quelques sacs derrière lui, M. Adamou Hamadou est un revendeur de la patate douce depuis belle lurette. «Les producteurs nigériens produisent certes la patate douce, mais elle ne suffit pas pour couvrir la demande. Nous sommes
obligés de nous rabattre sur le Nigéria pour pouvoir répondre à la demande. La patate douce de notre pays est de qualité. Nous faisons des tas de 500 F CFA et de 1000 F CFA parce que la patate douce est chère depuis Balleyara où, nous partons nous approvisionner. Les frais de transport des marchandises ont augmenté avec la hausse du prix du gasoil. Je vends en détail et en gros pour avoir un peu de bénéfice», explique M. Adamou Hamadou.
Comme tout autre commerce, celui de la patate douce comporte tout un chapelet de problèmes. Mis à part la difficulté liée au transport, il y a le mauvais état des routes reliant les villages de production au chef-lieu du département, sans oublier l’insécurité.
Pour Mounkaila, un vendeur ambulant de patate douce qui vient chaque fois s’approvisionner au marché de Katako, l’activité est rentable. Il achète le sac de la patate à 28.000 FCFA pour la rendre en détail à travers des emballages de 200f, 250f, 500f, etc. «J’exerce cette activité génératrice de revenus chaque année. Je me lance dans la vente de chaque produit saisonnier qui arrive au marché de Katako. L’essentiel pour moi, c’est de ne pas quémander la pitance quotidienne auprès de quelqu’un. Dieu merci, j’arrive à nourrir ma famille grâce à cette activité et éventuellement faire des petites économies pour envoyer au village’’, a dit M. Mounkaila.
Haoua Atta Maikassa
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