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Adhésion de Seyni Idé au PNDS/Tarayya : Le ‘’bulldozer de Gamkalé’’ désormais dans l’escarcelle rose !

Publié le mardi 6 septembre 2022  |  nigerdiaspora.net
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© Autre presse par DR
Adhésion de Seyni Idé au PNDS/Tarayya : Le ‘’bulldozer de Gamkalé’’ désormais dans l’escarcelle rose !
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C’est incontestablement une prise de guerre importante que vient de réaliser le PNDS/Tarayya avec l’adhésion du Colonel Seyni Idé au parti rose, dans sa perspective de conquérir la capitale. Ce Colonel des Forces Armées Nigériennes (FAN) a décidé de se lancer en politique, en prenant une disponibilité sans doute, car la fonction militaire est incompatible avec la fonction politique. En cela, il emprunte à une tradition d’anciens militaires convertis, à la faveur du multipartisme, en leaders politiques. C’était déjà le cas de Mamadou Tandja du MNSD-Nassara, de Moumouni Adamou Djermakoy de l’ANDP/Zaman Lahiya, d’Ibrahim Maïnassara Baré du RDP/Jama’a, de Moussa Djermakoy de l’ANDP, de Mounkaïla Issa de RNDP/ANNEIMA. En réalité, le politique et le militaire sont très souvent partie liée, l’un ne va pas sans l’autre. C’est pourquoi des militaires sont devenus de brillants hommes politiques, comme le général Georges Washington, le premier président des Etats-Unis d’Amérique indépendants, le général Charles de Gaulle en France, l’Amiral Josip Broz Tito en Yougoslavie, le Colonel Gamal Abdel Nasser d’Egypte, le ‘’flying lieutenant’’, Jerry Rawlings du Ghana, pour ne citer que ceux-là. Vous l’aurez donc compris, le kaki et la chéchia peuvent parfaitement se marier, il suffirait simplement de coudre le tissu kaki en boubou et le tour est joué ! Le Colonel Seyni Idé vient ainsi troquer le béret vert contre la chéchia, le ‘’hari houlla’’ (bonnet blanc), comme on dit en haoussa ! Mais, qui était, justement, le Colonel Seyni Idé pour mériter un tel hommage, aujourd’hui ?

Tout ce que l’on savait de cet officier supérieur des FAN, c’était, sans doute, son court passage à la tête de la Communauté Urbaine de Niamey (CUN), pendant la transition militaro-politique de Djibo Salou, en 2010. Depuis plusieurs années, cette entité territoriale très importante pour l’image du pays était confrontée à une mauvaise gestion devenue chronique. Les Maires centraux se succédaient, les uns après les autres, à la tête de cette collectivité territoriale, dans une sorte de chaise musicale, sans que la situation de la CUN s’améliore pour autant. Même sous la Cinquième République de Mamadou Tandja, l’autre ‘’bulldozer’’, la CUN végétait dans ces galères de gestion approximative, et Tandja refusait de doter cette structure d’équipements, de peur que ce matériel ne puisse pas être détourné au profit de cette mauvaise gouvernance que connaissait l’institution municipale. D’ailleurs, cela avait déjà conduit en prison certains responsables de la CUN, pendant cette période. Pour mener des travaux, le régime de Tandja demandait, souvent, à la CUN, tout simplement de réquisitionner le matériel technique du Génie Militaire qui devait, aussitôt, les travaux terminés, être rendu à celui-ci. Evidemment, cela n’avait guère facilité la tâche à la CUN, dans la mesure où les travaux de cette dernière sont quotidiens, alors que ceux du Génie Militaire visent d’autres objectifs stratégiques. Par conséquent, le matériel du Génie Militaire s’avère parfois insuffisant pour servir à la fois les tâches propres de cette institution militaire et celles de la CUN. C’est, sans doute, la raison principale qui avait conduit Seyni Idé, Administrateur-Délégué de la CUN, à monter un dossier bancable destiné au financement de matériel technique au profit de la Commune de Niamey. Devant la pertinence du dossier, les banques concernées avaient, immédiatement, acquiescé et accepté d’accompagner le projet en question. Ainsi, grâce à ce montage financier, l’Administrateur-Délégué Seyni Idé avait pu faire acquérir à la CUN un lot important d’équipements, composé d’engins de terrassement, de curage des caniveaux, d’enlèvement d’ordures ménagères et de bitumage de routes, matériel ayant permis à cette collectivité territoriale de pouvoir remplir certaines de ses missions municipales. Tout le monde avait salué, à l’époque, cette initiative louable d’équiper et de moderniser les interventions publiques de la CUN dans la capitale. Il est aussi mis à l’actif de ce ‘’bulldozer’’, au figuré comme au propre d’ailleurs, la pose de ce que l’on appelle, couramment, ‘’les sabots’’, qui sont une espèce de mécanique artisanale d’immobilisation d’engins automobiles jugés mal stationnés sur la voie publique, Cette brigade de la Police municipale, qui circulait dans une ‘’4x4 Land Cruiser Station’’, avait pour mission de constater ce genre de contraventions aux règles de la circulation routière. En effet, les automobilistes niaméens avaient la mauvaise réputation d’être spécialisés dans ce que l’on appelle, souvent, le mauvais stationnement ou le stationnement anarchique qui impacte beaucoup sur la circulation routière dans la capitale. Ainsi, les contrevenants voient leur véhicule immobilisé à l’aide de ces ‘’sabots’’ et pour en obtenir la mainlevée, l’intéressé devra s’acquitter d’une amende de 10.000 francs CFA. En plus de constituer un véritable moyen de persuasion efficace contre les mauvais stationnements, c’était aussi une source de recettes importantes pour renflouer les caisses de la municipalité. Aujourd’hui encore, cette brigade existe, même si elle n’est plus tranchante comme au temps de Seyni Idé, qui mettait un point d’honneur à faire respecter la réglementation qu’il avait instituée dans ce sens. Après son séjour à la CUN, suite aux élections municipales de 2011, il retourna à son corps de formation, c’est-à-dire l’armée, pour devenir un grand promoteur immobilier au sein de cette institution. Comme vous le savez, la question du logement au sein de l’armée était une des préoccupations des autorités de la Septième République qui voulaient améliorer les conditions de vie et de travail des hommes en uniforme, dont les revenus habituels ne leur permettaient pas d’accéder au crédit immobilier accordé par les banques privées de la place. Seule une vraie politique de promotion immobilière publique était de nature à répondre aux besoins de logements sociaux pour ces troupes. C’était cette mission que le Ministère de la Défense Nationale avait confiée au Colonel Seyni Idé, qui porte le nom de ‘’Cité Karidjo’’, du nom du Ministre de la Défense à l’origine du projet. Là aussi, le Colonel Seyni Idé avait répondu présent, car l’opération avait été une grande réussite.

Comme on le voit, le Colonel Seyni Idé n’a point usurpé le titre de ‘’bulldozer’’, amplement mérité au regard du parcours de l’intéressé. C’est un Niaméen pure souche, natif du quartier Gamkalé et fortement enraciné dans son milieu social. C’est un entrepreneur dans la vie, un incubateur d’idées novatrices, un personnage que l’on décrit, souvent, comme d’un abord facile, courtois et extrêmement généreux vis-à-vis de son entourage. C’est un gros gibier que les ‘’Tarayyiste’’ viennent d’attirer dans leur projet de conquête de la capitale. Peut-être que les Roses socialistes ont, enfin, compris le vieil adage selon lequel ‘’on ne peut gagner, en général, une guerre contre une ville qu’avec le concours de certains de ses habitants’’ ! Certainement que l’arrivée du ‘’bulldozer’’ de Gamkalé permettra au parti rose de corriger cette erreur stratégique qui consistait à ne pas faire la promotion des vrais Niaméens au sein de cette formation politique.‘’Koubeyni ou Marhaba’’, Seyni Idé au PNDS/Tarayya !

Sanda
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