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Situation sécuritaire dans la région de Tillabéri: le gouvernement condamne la déclaration du " Comité Union Tillabéri ", le coordinateur de l’association interpellé

Publié le mercredi 3 mai 2023  |  actuniger.com
Le
© Autre presse par DR
Le Chef d`État-major des Armées du Niger s`est rendu sur le Poste Militaire de Reconnaissance (PMR) de Tiloa du 12 au 13 février 2023 pour évaluer la situation sécuritaire et remonter le moral des troupes après un accrochage avec des groupes armés terroristes.
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Dans un communiqué dans la soirée du mardi 02 mai 2023 le gouvernement a réagi à la déclaration publique de l'association "Comité Union Tillabéri Pour la paix, la Sécurité et la Cohésion Sociale" du 29 avril dernier dans laquelle les auteurs ont affirmé que, "Le déploiement des Forces étrangères notamment françaises sur les frontières du Burkina Faso et du Mali à partir de notre territoire avec à leurs côtés les mercenaires Tchadiens est fait dans la perspective de lancement d’attaque contre ces deux pays frères et amis". Pour le gouvernement, "ces allégations ne peuvent être tolérées au nom de la liberté d’expression ou d'associations" et a donc décidé de saisir la justice. Selon les informations confirmées par les responsables de l'association, son coordinateur Amadou Arouna Maiga a été interpellé ce même mardi par la Police judiciaire (PJ).

Dans le communiqué adossé par le Cabinet du Premier ministres, le gouvernement rappelle que dans une déclaration rendue publique par un groupe de personnes, se réclamant d’une structure n’ayant aucune reconnaissance légale dénommée « Comité Union Tillabéri pour la Paix, la Sécurité et la Cohésion Sociale », sur les ondes de certains médias, les auteurs affirment : « Le déploiement des Forces étrangères notamment françaises sur les frontières du Burkina Faso et du Mali à partir de notre territoire avec à leurs côtés les mercenaires Tchadiens est fait dans la perspective de lancement d’attaque contre ces deux pays frères et amis ». Pour le gouvernement, "ces allégations ne peuvent être tolérées au nom de la liberté d’expression ou d’association ; elles ne sauraient non plus être considérées comme une action citoyenne pouvant contribuer à la recherche de la paix et de la sécurité des populations pour lesquelles ce groupe prétend agir".

C'est pourquoi, le gouvernement a tenu à apporter "un démenti formel à ces accusations infondées dont l’objectif est de porter atteinte à la crédibilité et à l’image de notre pays non seulement dans ses relations vis-à-vis de ses voisins mais aussi face à la communauté internationale". Aussi, indique le communiqué, "le Niger est profondément attaché à la souveraineté de chaque Etat et entretient des liens particuliers de fraternité et de solidarité avec le Mali et le Burkina Faso, surtout dans le contexte actuel de notre combat commun contre le terrorisme". Par ailleurs, le gouvernement indique qu'il ne saurait accepter que "des individus mus par des desseins inavoués cherchent au moyen des mensonges les plus grossiers à discréditer les importants efforts de l’Etat dans la lutte contre le terrorisme et la préservation de la sécurité des populations et de leurs biens".

Enfin, poursuit le communiqué, "le gouvernement tient à relever que les agissements des auteurs de cette déclaration qui vise à servir un autre agenda en semant le trouble et le désarroi au sein de la population et des Forces de Défense et de Sécurité, sont constitutifs de plusieurs infractions à la loi pénale et à l’ordonnance n° 84-06 du 1er mars 1984 portant régime des associations". C'est pourquoi, d'ailleurs, le gouvernement a décidé de "saisir la Justice afin d’engager des poursuites contre les auteurs, coauteurs et complices de cette déclaration".

Le coordinateur du "Comité Union Tillabéri" aux mains de la justice

Selon plusieurs responsables de l'Association, le coordinateur de l'Association Amadou Arouna Maiga a été interpellé mardi 02 mai 2023 à la PJ où il a été placé en garde à vue.

Cette interpellation est donc liée au communiqué du gouvernement qui lui même fait suite à la déclaration, en date du 29 avril 2023, de l'association "Comité Union Tillabéri pour la Paix la Sécurité et la Cohésion Sociale". Suite à une réunion samedi dernier à la MJC Djado Sekou de Niamey, ses membres ont rendu public, après "un examen approfondi de la situation sécuritaire sans précédent qui prévaut depuis plusieurs années dans la région de Tillabéri", une déclaration dans laquelle ils ont déploré la situation sécuritaire qui prévaut dans la région depuis 2018. Ils ont également dénoncé les conséquences des attaques des groupes terroristes (GAT) sur l'éducation, la santé ainsi que les autres secteurs socioéconomiques avant de dénoncer, avec de termes très critiques, la récente sortie du général Mahamadou Abou Tarka, Président de la Haute Autorité à la Consolidation de Paix (HACP) sur la situation sécuritaire dans la zone des trois frontières et exigé le départ des forces françaises et étrangères déployées dans la région qu'ils ont qualifiées de "forces d'occupation".

Voici en intégralité la Déclaration du Comité "Comité Union Tillabéri pour la Paix la Sécurité et la Cohésion Sociale" rendue publique le samedi 29 avril 2023 à Niamey:

« La région de Tillabéri est depuis 2018 en proie à des attaques de toutes sortes et d’une rare violence par des groupes armés non clairement identifiés que d’aucun qualifie de Djihadistes, de Terroristes et de Bandits armés. Ces attaques comme vous le savez n’épargnent ni les personnes civiles ni le personnel militaire.

C’est le lieu de rappeler à toutes fins utiles que la situation ne s’est nullement améliorée au contraire. Elle est exacerbée et complètement dégradée, même si à certains moments on constate une accalmie, il n’en demeure pas vrai que globalement la situation reste inchangée. En réalité, la situation est devenue plus intenable à la rive droite du fleuve de Goroual à Tamou en passant par Téra, Bankilaré, Diagourou Dargol, Gothèye et Torodi.

L’on se rappelle encore des évènements de Tamou sur un soi-disant site aurifère clandestin, ainsi que le récent déplacement massif des populations de Tégué. Ce qui est plus grave et inquiétant, les terroristes donnent des ultimatums aux populations de quitter leurs villages auquel cas ils vont sévir et de la manière la plus cruelle et dire que les autorités sont bien informées mais n’entreprennent aucune action dans le sens de sécuriser les populations locales en détresse ce qui est considéré comme non-assistances à des personnes en danger, ce qui est puni conformément à la loi universellement reconnu.

Ainsi, l’on déplore l’assassinat des chefs coutumiers et religieux outre le rançonnage et l’imposition de la Zakat sur le bétail, et plus grave le déplacement massif des villages entiers fuyants les zones d’insécurité au vu et au su des autorités, le pillage des boutiques, des enlèvements nocturnes des personnes dont des Chefs de villages des Imams plus tard on retrouve leurs corps sans vie, l’enlèvement des animaux qui disparaissent dans la nature comme par magie des poursuites ne sont presque sinon jamais engagées au niveau des marchés hebdomadaires fermes l’état d’urgence qui a été N fois reconduit, n’a apporté aucune absolument aucune réponse à cette situation ; c’est pour vous dire que l’économie de la région est complètement par terre, et cela va de mal en pis. Par ailleurs, la région de Tillabéri présente des indicateurs sociaux négatifs et alarmants dont :

Au plan éducatif

On déplore la fermeture de 972 écoles fermées tant du primaire que secondaire mettant en retard voir la déscolarisation des milliers d’enfants.

Au plan de la santé

Là également le constat est amère catastrophique plusieurs centres de santé son fermés. En somme, toute la zone du LIPTAKO-GOURMA, est devenue un NO MAN’S LANDS abandonnée par l’Etat ou les terroriste tuent et rançonnent à volonté en toute tranquillité sans être inquiété par qui que ce soit en un mot ils règnent en maître car ils ont occupé l’espace et nos autorités le savent.

En effet, il nous plait de rappeler que le Forum tenu à Tillabéri, les 26 et 27 mars 2022, sur le thème ‘’Sécurité, Cohésion Sociale et Développement Durable avait procédé à un diagnostic sans complaisance de la situation sécuritaire de la région avant de formuler des recommandations de nature à ramener la sécurité, la paix et cohésion sociale.

Le rapport issu de ce forum a été remis officiellement aux autorités compétentes, notamment au Président de la République, au Président de l’Assemblée Nationale et au Premier ministre, Chef du gouvernement. Mais hélas, à cette date, le Comité Union Tillabéri constate avec regret et amertume qu’aucun début de mise en œuvre des 22 recommandations n’est initié à ce jour. Bien au contraire, le gouvernement au lieu de procéder au maillage territorial en effectifs des FDS (recommandation 2), s’attelle au déploiement des forces étrangères notamment françaises en lieu et place du recrutement de 1500 ressortissants de la régions de Tillabéri à l’instar de ce qui a été fait à Diffa et à Tahoua. Face à cette situation, le Comité Union Tillabéri qui s’est pleinement investi pour la tenue de ce forum se penchera dans les jours à venir sur la question du suivi de la mise en œuvre de la feuille de route du forum définie par le comité d’organisation mais mis de côté par le Cadre Permanent de Concertation (CPC). Pour l’heure, le Comité Union Tillabéri, dénonce avec force et s’insurge contre le déploiement de forces étrangères notamment françaises dans les départements de Téra et d’Ayerou de manière à les positionner sur les frontières du Burkina Faso et du Mali, deux pays, engagés corps et âme dans la lutte contre l’insécurité dans la zone sahélienne, en particulier, la zone des trois frontières convoitée par les puissances étrangères pour ses immenses richesses naturelles. Ce déploiement est fait dans la perspective de lancement d’attaques contres ses deux frères et amis car selon les information qui circulent la présence des mercenaires tchadiens a été remarqué aux côtés des forces françaises, et sont positionnés dans leur zone de prédilection les trois frontières. Pour le comité union Tillabéri, le gouvernement doit plutôt privilégier la coopération et la mutualisation des efforts avec les pays voisins qui font eux-mêmes face aux mêmes ennemis. Le comité demeure convaincu que le problème ne trouvera sa solution qu’à travers une parfaite synergie d’action des trois pays car ils ont les mêmes ennemis. Dans le même ordre d’idées, le Comité Union Tillabéri, exprime sa surprise et son indignation suite aux propos déplacés et inopportuns tenus le 24 avril 2023, tenus par le général Mahamadou ABOU TARKA, président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, institution chargée de la promotion de la culture de la paix, la sécurité et la cohésion sociale. On a plutôt entendu un pyromane et instigateur d’un climat de suspicion et de tension entre le Niger et les pays frères du Mali et du Burkina Faso, auxquels notre pays est lié par des liens historiques et culturels très anciens qui sont le socle d’une solide fraternité entre les peuples de ces trois pays frères, dont aucun nigérien ne peut cautionner de telles inepties. En rappel, le même général avait des propos tout aussi incendiaires à la suite d’une attaque dans le village de ZAROUMDAREY dans le département de Ouallam en 2021 dire que c’est un Général récidiviste et il doit tire toutes les conséquences de son comportement. Aussi, nous demandons au Président de la République garant de l’unité nationale de prendre ces responsabilités au regard des différents actes posés par ce Monsieur, un pyromane partisan de la partition de notre pays au profit de l’AZAWAD dont il s’est réclamé publiquement.

L’heure est grave car une grande partie de notre pays est occupée par les forces du mal et les forces étrangères notamment françaises dont nous EXIGEONS LE DEPART IMMEDIAT DE NOTRE TERRITOIRE. Notre pays est également sous menace d’une partition au profit de l’Etat Islamique pour le Grand Sahara et l’AZAWAD dont certains des parrains et des partisans sont tapis dans l’es Hautes sphères de l’Etat du Niger comme ABOU TARKA. Aussi, nous lançons un vibrant appel à tous les fils et filles du Niger de se mobiliser comme un seul homme pour défendre l’Intégrité Territoriale menacée et pour que la responsabilité totale et entière de notre Sécurité soit Assurée par notre Armée Nationale et non par des forces étrangères et françaises d’occupation ».

Ikali Dan Hadiza
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