Amères vérités : Les Nigériens qui parlent de refondation et de la nécessité impérieuse d’asseoir les fondements d’une gouvernance vertueuse qui abhorre les détournements des deniers et biens publics font semblant d’oublier que le désistement de l’État à se porter partie civile n’est pas moins pernicieux que l’ordonnance portant création de la Coldeff. Tous deux constituent une grosse permission, voire une prime aux détournements des deniers et biens publics.
Nous sommes assurément dans un Niger de faux, d’hypocrisie et de mensonges érigés en dogmes et propagés dans un unique dessein de se réaliser. Les multiples débats télévisés sur la situation du pays et les perspectives sont l’occasion de voir la sourde mais tenace rivalité de compatriotes manifestement prêts à tout pour obtenir une place au soleil du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp). Une sourde mais tenace rivalité où le zèle le dispute âprement à l’hypocrisie, donnant à des débats un air théâtral où le jeu de rôles est parfaitement maîtrisé par les acteurs. Malgré les ratés et les insuffisances de départ du Cnsp qui devraient inciter à un profond doute, pour ne pas parler d’inquiétudes, le même phénomène dont on a été témoin au lendemain du 27 janvier 1996, avec le tasartché et durant la sulfureuse 7e République.... suite de l'article sur Autre presse