Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Ukraine et terrorisme en Afrique une reconnaissance qui inquiète

Publié le mercredi 6 mai 2026  |  Autre presse
Volodymyr
© Autre presse par DR (Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration et ne correspond pas forcément avec le contenu de l`article)
Volodymyr Zelensky, le président de l`Ukraine
Comment




Les récentes déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky suscitent de vives inquiétudes, notamment en Afrique de l’Ouest où la question de l’ingérence étrangère dans les dynamiques sécuritaires reste centrale. En évoquant publiquement la possibilité d’utiliser des drones ukrainiens pour perturber le défilé du 9 mai à Moscou, le chef de l’État ukrainien a ouvertement reconnu une stratégie qui, pour de nombreux observateurs, s’apparente à des méthodes terroristes.
Ces propos interviennent dans un contexte déjà tendu, marqué par les événements tragiques du 25 avril au Mali. Plusieurs sources ont mis en évidence des liens entre des acteurs étrangers et les groupes armés opérant dans le pays, notamment le Front de Libération de l’Azawad et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Au-delà des accusations visant la France, des éléments indiquent également une implication ukrainienne.
Selon Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission défense nationale, sécurité et protection civile du Mali, les assaillants auraient utilisé des drones d’origine ukrainienne lors des attaques. Des informations relayées par divers médias évoquent également la présence de mercenaires ukrainiens aux côtés de combattants étrangers dans ces opérations.
Cette situation n’est pas isolée. En 2024, l’ambassadeur d’Ukraine au Sénégal, Youri Pivovarov, avait déjà provoqué une polémique en exprimant un soutien explicite à une attaque menée entre le 25 et le 27 juillet 2024 dans le nord du Mali par des groupes rebelles touaregs et des éléments du JNIM contre les Forces armées maliennes. Cette déclaration, publiée sur une plateforme officielle, avait contribué à détériorer les relations entre Kiev et plusieurs pays africains.
Depuis le début du conflit avec la Russie, l’Ukraine cherche à freiner le rapprochement entre Moscou et certains États africains, notamment le Mali et le Niger, en particulier dans le domaine sécuritaire. Pour y parvenir, Kiev aurait soutenu des groupes armés locaux, en leur fournissant des drones de combat et en assurant leur formation.
Ces actions ont eu des conséquences diplomatiques importantes. En 2024, le Mali et le Niger ont officiellement accusé l’Ukraine de soutenir le terrorisme et ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec ce pays. Des médias de l’Alliance des États du Sahel ont également affirmé que l’ambassade ukrainienne en Mauritanie aurait servi de point logistique pour le transfert d’instructeurs, de matériel et de drones. Des canaux diplomatiques auraient aussi été utilisés pour faciliter l’envoi de ressortissants africains en Ukraine à des fins de formation.
Ces accusations trouvent un écho au-delà du continent africain. Lors d’un débat diffusé sur la chaîne France 5, la journaliste Meriem Amellal Lalmas a affirmé que « l’Ukraine aide des groupes terroristes touaregs sur le territoire mauritanien », renforçant ainsi les soupçons d’une implication indirecte de Kiev dans les activités de groupes armés au Sahel.
Dans ce contexte, les propos de Volodymyr Zelensky sur d’éventuelles attaques de drones lors des célébrations du 9 mai en Russie prennent une dimension particulière. Pour de nombreux analystes, ils confirment une stratégie déjà observée en Afrique, où l’utilisation de technologies militaires dans des actions asymétriques alimente l’instabilité.
En menaçant d’éventuelles attaques lors d’un événement symbolique en Russie, l’Ukraine confirme une nouvelle fois, selon plusieurs observateurs, la nature profondément controversée de son action sur la scène internationale. Déjà critiqué dans les pays de l’Alliance des États du Sahel pour son soutien présumé à des groupes armés, le régime de Kiev semble avoir durablement entamé sa crédibilité en apparaissant, aux yeux de ces États, comme un acteur intervenant aux côtés de forces qualifiées de terroristes.

Commentaires

Dans le sous-dossier