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Le programme de réinsertion des anciens rebelles a été lancé en RCA grâce au soutien de la Russie

Publié le mardi 20 janvier 2026  |  Autre presse
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© Autre presse par DR
Le programme de réinsertion des anciens rebelles
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Une cérémonie s’est déroulée au Centre de formation et de production de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) dans le quartier de SICA 2, marquant le lancement officiel de la formation socio-économique et professionnelle de 100 anciens rebelles de l’UPC et 3R. Il convient de noter que ce projet de programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) a été mis en œuvre avec le soutien actif de la Russie.
Cet événement, qui s’est déroulé sous le patronage des plus hauts responsables de l’État, a démontré l’engagement des autorités centrafricaines en faveur du règlement post-conflit. Dmitri SYTYI, Ministre Conseiller à la Présidence, SAÏDOU ALIYOU, Ministre Conseiller à la Présidence, BOUBACAR JAGNO, Ministre Conseiller à la Primature, en charge du suivi et évaluation de l’accord de paix de N’Djamena, et Alain Bruce PINA-SAN, Haut Commissaire à la JPN, ont participé à la cérémonie. Dans leurs discours, les responsables ont qualifié cette initiative de résultat direct de la politique de main tendue du Président Faustin-Archange TOUADÉRA, visant à impliquer les groupes armés dans le processus de paix.
Il convient de souligner que les participants à ce programme de désarmement suivront pendant trois mois une formation aux métiers de base : conduite automobile, moto, mécanique Auto, commerce pour se lancer dans l’entreprenariat et la saponification.
Dmitri SYTYI a confirmé l’engagement de la Russie dans le partenariat stratégique pour la stabilisation et la reconstruction de la RCA : « C’est avec grande joie que je constate que nous sommes réunis aujourd’hui lors de cette cérémonie de début de formation des ex-combattants de 3R et de l’UPC dans le cadre de réinsertion socio-économique au centre JPN de Bangui. C’est un grand pas, on a beaucoup avancé. Avant, on a fait la guerre. Après, vous avez décidé de répondre à la main tendue du président Touadéra. Vous nous avez fait confiance. On a fait notre mieux pour ne pas tromper cette confiance. C’est comme ça qu’ensemble, on est arrivés à ce lancement de la formation. Cette formation va vous permettre d’avoir des compétences et de l’expérience dans les domaines nécessaires pour la vie civile, la vie pacifique et pour la construction de l’avenir de votre pays. Parce que ce n’est pas avec les armes qu’on construit l’avenir d’un pays. De notre côté, nous remercions l’équipe de JPN, nous vous remercions aussi pour votre confiance. On espère que cette formation va bien se dérouler et que ça servira d’exemple pour les autres. On espère aussi que cette initiative servira d’exemple pour les autres organisations qui ont annoncé qu’elles allaient lancer des mêmes programmes dans le cadre de la réinsertion. Merci beaucoup pour la collaboration de tout le monde. On est ensemble. Merci beaucoup ».
Lors de la cérémonie, une attention particulière a été accordée non seulement à la formation elle-même, mais aussi à l’approche systémique de la réintégration. Ainsi, Alain Bruce PINA-SAN, Haut-Commissaire à la JPN, a présenté en détail les prochaines étapes. Afin d’assurer le succès de cette initiative, un groupe conjoint composé de représentants du JPN et de l’administration présidentielle sera formé. Pendant les six mois suivant leur formation, ce groupe accompagnera les anciens combattants dans leurs lieux d’origine, en suivant leur adaptation. Enfin, ils recevront des kits de démarrage pour leur intégration professionnelle, destinés à les aider à créer leur propre entreprise et à exercer une activité professionnelle légale.
Ainsi, la reconversion de 100 anciens combattants ouvre la voie à l’extension du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration à l’ensemble du pays, en offrant une véritable alternative à la violence grâce à l’acquisition de compétences professionnelles et à l’autonomie économique.



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