Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Économie
Article
Économie

Uranium : le Niger lance un réexamen stratégique des mécanismes de fixation des prix

Publié le mercredi 21 janvier 2026  |  aNiamey.com
Coup
© aNiamey.com par DR
Coup de tonnerre à Niamey : le Niger nationalise Somair et rompt avec le géant français Orano
Comment




Les autorités nigériennes engagent une relecture en profondeur des mécanismes de valorisation du prix de l’uranium naturel, ressource stratégique au cœur de l’économie nationale. À Niamey, le ministre de la Justice, Alio Daouda, a présidé lundi la mise en place d’un comité d’experts chargé d’évaluer, sur des bases scientifiques et juridiques, les méthodes historiques de fixation des prix appliquées à l’uranium nigérien, a rapporté le confrère Apa le mardi 20 janvier 2026.

À travers cette initiative, le gouvernement entend reprendre la maîtrise de la valorisation de ses ressources naturelles, conformément aux principes d’équité, de transparence et de justice économique. « Il s’agit de réexaminer avec rigueur scientifique et solidité juridique les mécanismes existants afin qu’ils reflètent fidèlement la valeur réelle de la ressource exploitée », a souligné le ministre.

Pilier stratégique de l’économie nigérienne depuis plusieurs décennies, l’uranium occupe une place centrale dans les partenariats internationaux du pays. Toutefois, selon Alio Daouda, les évolutions du droit international, des sciences de l’énergie et des marchés mondiaux imposent aujourd’hui une relecture critique des cadres contractuels et des méthodes de valorisation héritées du passé.

« Cette démarche s’inscrit dans une recherche légitime de vérité économique et de justice contractuelle, fondée sur le droit, la science et la raison », a-t-il insisté, affirmant la volonté de l’État nigérien de défendre ses intérêts à l’aide d’arguments techniquement fondés, juridiquement étayés et internationalement audibles.

Cette décision intervient dans un contexte sensible, marqué par l’annonce en France de l’ouverture d’une enquête visant le Niger, accusé de « vol d’uranium » par le groupe français Orano, selon des déclarations relayées par plusieurs médias internationaux. Niamey conteste ces accusations et revendique une approche souveraine de la gestion de ses ressources.

En juin dernier, les autorités nigériennes ont procédé à la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (SOMAÏR), basée dans la région d’Agadez et active dans l’exploitation de l’uranium depuis 1971. Une décision justifiée par la nécessité de sécuriser un secteur stratégique, garantir la continuité des activités, préserver les emplois et protéger l’intérêt général.

Tout en affirmant la primauté des intérêts nationaux, le ministre de la Justice a rappelé que le Niger reste ouvert à des partenariats « respectueux et crédibles », pourvu qu’ils s’inscrivent dans l’intérêt supérieur des populations et dans un cadre contractuel rééquilibré.


Commentaires