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Attaque de l’aéroport de Niamey : le Gal Tiani accuse Abidjan, Cotonou et Paris, et menace de “ rugir”

Publié le vendredi 30 janvier 2026  |  aNiamey.com
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© Autre presse par DR
Ouverture des travaux de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de l’AES à Bamako
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Le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a désigné vendredi la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin comme instigateurs présumés de l’attaque armée qui a visé dans la nuit de mercredi à jeudi l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, dans une sortie virulente diffusée sur la télévision nationale.
S’exprimant depuis la base aérienne 101, théâtre de l’assaut, M. Tiani a décrit les assaillants comme des « mercenaires téléguidés » envoyés par des pouvoirs étrangers qu’il accuse de vouloir déstabiliser le Niger. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écoutés aboyer ; qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à leur tour, à nous entendre rugir », a-t-il lancé, dans des propos relayés par la presse nigérienne.
Le chef de l’État a salué « l’ensemble des forces de défense et de sécurité » nigériennes et, dans la même intervention, a félicité les « partenaires russes » pour leur “prompte réaction” qui, selon lui, a permis de repousser l’attaque dans les vingt minutes qui ont suivi les premières explosions et tirs d’arme automatique.
Selon le ministère nigérien de la Défense, vingt assaillants ont été neutralisés et onze arrêtés, tandis que quatre militaires ont été blessés dans l’assaut. Aucun bilan officiel n’a été fourni pour les dégâts matériels, mais plusieurs appareils civils stationnés sur le tarmac ont été touchés lors des échanges de tirs.
L’attaque, qui a plongé Niamey dans l’effroi peu avant minuit, est survenue dans un climat de forte tension diplomatique entre le Niger et plusieurs de ses voisins ainsi que la France, avec qui les relations restent glaciales depuis le renversement du gouvernement civil en juillet 2023.
Sur le plan international, Abidjan, Cotonou et Paris n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations dans l’immédiat. Mais, ce type de déclaration pourrait compliquer davantage les rares canaux de dialogue encore ouverts avec Niamey, tout en alimentant les spéculations sur les jeux d’influence régionaux dans un Sahel encore marqué par la violence jihadiste et la recomposition des alliances.

F.B
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