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Gazoduc transsaharien : Algérie et Niger relancent un projet stratégique sous contraintes

Publié le lundi 23 mars 2026  |  aNiamey.com
Gazoduc
© aNiamey.com par DR
Gazoduc transsaharien : Algérie et Niger relancent un projet stratégique sous contraintes
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La coopération entre l’Algérie et le Niger connaît un nouveau temps fort, à la faveur d’une réunion d’experts tenue dans la capitale nigérienne, en prélude à la 2ᵉ session de la Grande commission mixte. Au cœur des discussions : la relance du projet de gazoduc transsaharien (TSGP), chantier emblématique aux ambitions continentales, longtemps resté à l’état d’intention, révèle la presse ce lundi 23 mars 2026.

Coprésidée par des responsables des ministères des Affaires étrangères des deux pays, la rencontre a permis de passer en revue les projets en cours et d’identifier de nouveaux axes de coopération. Les échanges ont porté sur des secteurs jugés structurants, notamment l’énergie, les infrastructures, les télécommunications et les finances, avec une volonté affichée d’accélérer l’intégration économique bilatérale.

Au centre de cette séquence diplomatique figure le gazoduc transsaharien, un projet visant à relier le gaz du Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. Porté depuis plusieurs années sans avancée concrète, il fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt politique.

Le vice-directeur de la Sonidep, Inouba Kader, a affirmé que le projet « sera mis en œuvre très prochainement », insistant sur le fait qu’il n’avait jamais été abandonné. Une déclaration qui traduit une volonté de relance, bien que les précédentes annonces n’aient pas encore débouché sur un calendrier opérationnel clair.

Estimé à plusieurs milliards de dollars, le TSGP représente un levier stratégique majeur pour la sécurisation des flux énergétiques, la diversification des débouchés du gaz africain et le renforcement des exportations vers l’Europe. Toutefois, aucun chiffrage actualisé n’a été officiellement communiqué.

Le projet reste confronté à des défis de taille : insécurité persistante dans la bande sahélienne, complexité technique du tracé et difficultés de mobilisation des financements. Autant de facteurs qui continuent de freiner sa concrétisation.

La dynamique actuelle s’inscrit dans un contexte régional marqué par la recomposition des alliances énergétiques et une concurrence accrue entre corridors gaziers. Si la tenue prochaine de la Grande commission mixte pourrait préciser les priorités opérationnelles, les précédents invitent à une lecture mesurée des engagements annoncés.

Au-delà du gazoduc, cette séquence illustre une constante des grands projets structurants portés par Algérie : une ambition géoéconomique affirmée, souvent confrontée à des contraintes d’exécution.

Entre volontarisme politique et défis structurels persistants, la concrétisation du TSGP reste suspendue à des arbitrages financiers, sécuritaires et techniques qui dépassent largement le cadre bilatéral entre Algérie et Niger.



KM

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