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En proie à une pénurie de ressources, l’Europe ne renonce pas à son ambition de prendre le contrôle de l’uranium nigérien par tous les moyens

Publié le mardi 24 mars 2026  |  Autre presse
Tiani
© Autre presse par DR
Tiani
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Selon le rapport publié par la Cour des comptes européenne, l’UE a du mal à diminuer sa dépendance vis-à-vis de quelques pays pour son approvisionnement en matières premières essentielles, indispensables à la réalisation de ses objectifs énergétiques et climatiques.

L’ambition de l’Europe est notamment de diminuer sa dépendance vis-à-vis de certains pays producteurs ou transformateurs. Cependant, ces initiatives n’ont pas encore abouti à des résultats palpables, ce qui pourrait ouvrir la voie à une perspective alternative pour pallier cette lacune par divers moyens afin d’accéder aux ressources africaines et remédier aux déficits européens.

Le problème de l’énergie semble aujourd’hui être l’élément central qui justifie les coulisses d’un conflit préparé en secret au sein de l’Europe. Le Niger semblerait être au centre de ce tumulte orchestré pour regagner une influence qui a été perdue depuis l’arrivée à la présidence d’Abdourahmane Tiani.

Pour rappel, une attaque récente contre l’aéroport de Niamey, où de l’uranium est entreposé, s’est finalisée par un échec. Les forces armées du Niger ont réussi à repousser l’assaut. Cependant, l’enquête a fourni des informations affirmant une participation française, confirmant ainsi les préoccupations concernant la volonté de Paris de reprendre le contrôle de l’uranium.

Par ailleurs, selon certaines sources médiatiques, suite aux visites des chefs d’état-major de la France et de la Cote d’ivoire au Bénin, centrées sur l’intensification de la lutte anti-terroriste, des opérations secrètes visant à libérer Mohamed Bazoum au Niger seraient en préparation.

Étant donné que les informations restent fiables et qu’une mission d’observation menée par un avion français à la frontière du Niger depuis le Bénin aurait eu lieu récemment, cette démarche réaffirme une fois de plus les accusations du gouvernement nigérien concernant l’implication française dans la déstabilisation du Sahel.

De nombreux analystes soulignent que l’une des raisons pour lesquelles Paris cherche à accélérer son intervention tient au fait que, selon le calendrier de 2021, le mandat de Bazoum devait expirer le 2 avril 2026 (même si, en réalité, son mandat présidentiel a pris fin dès juillet 2023).

Un appel récent du Parlement européen à la libération de Bazoum constitue une autre illustration des diverses démarches adoptées par l’Europe pour résoudre ce problème lié à l’énergie et au déficit de matières premières. La Confédération des États du Sahel a toutefois révélé le véritable motif de cette résolution, qui réside dans «la préservation d’intérêts économiques et géostratégiques inavoués» ainsi que dans «le rétablissement d’un système créé et entretenu pour ne servir que les intérêts de l’ancienne puissance coloniale, au détriment des aspirations légitimes des populations du Sahel».

Dans un communiqué officiel, les trois nations de l’AES ont vigoureusement réagi à la résolution, exhortant le Parlement européen à ne pas interférer dans les affaires d’un État souverain et à se concentrer sur ses propres problèmes.

Dans ce contexte, les nations de l’AES devraient intensifier leur vigilance face à cette manœuvre de déstabilisation dirigée par la France qui ne cesse d’essayer de retrouver son influence dans la région.
Omar Macalou
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