Le Niger franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration avec le déploiement de la Carte nationale d’identité biométrique de la Confédération des États du Sahel (AES), un projet structurant destiné à renforcer la sécurité et la gouvernance.
Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine s’est lui-même soumis, jeudi 9 avril 2026 à son cabinet, à l’opération d’enrôlement, illustrant la volonté des autorités d’impulser une mise en œuvre rapide et exemplaire du dispositif. Cette initiative fait suite à celle du chef de l’État, Abdourahamane Tiani, qui avait accompli les mêmes formalités le 27 mars.
À cette occasion, le chef du gouvernement a reçu une délégation de la société libyenne Alitissal Aljadeed, chargée de la mise en œuvre technique du projet, en présence du ministre de l’Intérieur, le général Toumba Mohamed, ainsi que des responsables des forces de sécurité.
Les équipes techniques ont présenté les différentes étapes du processus d’enrôlement et les caractéristiques d’un système présenté comme hautement sécurisé et conforme aux standards internationaux. Le Premier ministre a salué un outil « de dernière génération », estimant qu’il répond aux exigences des États les plus avancés et des grandes institutions internationales.
Pour les autorités nigériennes, cette carte biométrique constitue un levier stratégique. Elle vise à moderniser l’identification des citoyens, à améliorer la traçabilité des identités et à renforcer les capacités de l’État en matière de sécurité nationale.
Au-delà de l’enjeu technique, le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État et de consolidation de la souveraineté nationale. Il devrait également ouvrir la voie à la généralisation des passeports biométriques et à une transformation progressive des services publics.
Le Premier ministre a salué l’engagement des équipes mobilisées et exprimé le souhait que l’ensemble des citoyens puisse rapidement bénéficier de ce nouvel outil d’identification.
Plusieurs hauts responsables, dont des membres du gouvernement et du Conseil consultatif de la refondation, ont également procédé à leur enrôlement au cours de la même journée, marquant le lancement effectif d’un chantier stratégique pour l’avenir institutionnel du pays.