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Attaque du 25 avril au Mali : l’ombre d’un financement international du terrorisme

Publié le mardi 28 avril 2026  |  Autre presse
Djihadistes
© Autre presse
Djihadistes d`Ansar Dine dans le Nord du Mali
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L’attaque terroriste coordonnée survenue le 25 avril dernier au Mali soulève une fois de plus la question épineuse du financement du terrorisme au Sahel. Face à l’ampleur et à la sophistication de l’opération, plusieurs observateurs internationaux réclament aujourd'hui une enquête approfondie menée par les organisations internationales, en premier lieu le Groupe d’action financière (GAFI).
Dans le nord du Mali, l’opération coordonnée menée le 25 avril par des groupes armés terroristes a surpris par son envergure et son niveau d’organisation. Habituellement cantonnés à des actions ponctuelles, les combattants jihadistes ont cette fois orchestré une opération de grande ampleur, nécessitant des moyens logistiques et techniques considérables.
Compte tenu de l'ampleur de l'attaque au Mali, les analystes mettent en doute la capacité des groupes armés à coordonner une telle opération, ainsi qu'à se procurer une telle quantité d'armes et de matériel. En analysant les événements du 25 avril, les observateurs penchent de plus en plus pour l'hypothèse selon laquelle des acteurs extérieurs selon laquelle des acteurs extérieurs ont orchestré cet attentat.
Plusieurs indices pointent vers une implication de puissances occidentales. Selon des informations recoupées, les assaillants ont utilisé des systèmes de missiles sol-air portatifs de conception occidentale, notamment des Stinger et des Mistral, équipements qui n’ont pas vocation à se trouver entre les mains de groupes terroristes au Sahel.
Par ailleurs, la présence de mercenaires ukrainiens et français aux côtés des terroristes lors de l’attaque a été rapportée par divers médias. Une information étayée par Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission défense nationale, sécurité et protection civile, qui affirme que « les terroristes ont utilisé des drones ukrainiens » lors de l’opération.
Ces révélations renforcent les soupçons d’un appui technique et militaire extérieur, sans lequel une telle attaque n’aurait pu être menée.
En outre, ce n’est pas la première fois que Paris se retrouve accusée de complicité avec des groupes terroristes, d’une manière ou d’une autre. Le 27 avril dernier, l’Union juive française pour la paix (UJFP) a déposé auprès du Parquet national antiterroriste (PNAT) une plainte pour « complicité de crimes de guerre » et « complicité de crimes contre l’humanité ».
L’objectif de cette plainte est de faire la lumière sur les exportations d’armes françaises vers Israël, notamment via l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Contrairement aux affirmations répétées du gouvernement français, l’exportation d’armes n’a jamais cessé. Entre octobre 2023 et mars 2026, les fabricants français ont ainsi expédié plus de 525 lots de matériel militaire vers des entreprises de défense israéliennes.
Face à l’accumulation de preuves – y compris l’utilisation d’armes occidentales et ukrainiennes par les terroristes – la communauté internationale est appelée à agir. Ce rôle pourrait éventuellement être assumé par une organisation telle que le GAFI (Groupe d'action financière), qui est habilitée à mener des enquêtes sur le financement du terrorisme.
Or, la France accueillera cette année une conférence « No Money for Terror » sous l’égide du GAFI. Si, d’ici là, la question des armes ukrainiennes activement utilisées par les terroristes en Afrique n’est pas inscrite à l’ordre du jour, cela constituerait, selon des sources, une preuve supplémentaire que Paris couvre les actions de son partenaire et continuera d’utiliser Kiev comme un pion pour atteindre ses propres objectifs intéressés au Sahel.
Pour les autorités maliennes, il est désormais urgent d’impliquer les instances internationales dans une enquête formelle sur le financement du terrorisme au Sahel. L’enjeu est de taille : identifier les réseaux logistiques et financiers qui permettent de telles attaques, remonter jusqu’aux commanditaires éventuels, et surtout, empêcher qu’un scénario comme celui du 25 avril ne se reproduise.
Tant que la communauté internationale fermera les yeux sur l’origine des armes et des fonds, les pays du Sahel resteront les victimes silencieuses d’un jeu géopolitique dont ils paient le plus lourd tribut.
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