Le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général en retraite, M. Ayouba Abdourahamane, a procédé, samedi 25 avril 2026, au lancement officiel des opérations d’enrôlement populaire pour la production de la Carte nationale d’identité biométrique (CNIB-AES), au commissariat de police du quartier Yantala, dans l’arrondissement communal Niamey I. Cette opération fait suite au lancement officiel de la carte biométrique intervenu le 27 mars 2026 à travers l’enrôlement du Président de la République, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, suivi de l’enrôlement symbolique du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le 9 avril 2026. Selon les explications des responsables, les centres d’enrôlement sont déjà ouverts et opérationnels à Niamey et seront progressivement déployés sur toute l’étendue du territoire.
Le très attendu lancement de l’enrôlement de masse des citoyens à la CNIB-AES s’est déroulé en présence du gouverneur de la région, de l’administrateur délégué de la ville de Niamey, des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), des chefs traditionnels et leaders religieux, de la population ainsi que de plusieurs autres invités de marque.
Dans son mot de bienvenue, le gouverneur de la région de Niamey, le Général de division Assoumane Abdou Harouna, a transmis, au nom des plus hautes autorités, les salutations et encouragements à tous les participants. Il a déclaré que cet enrôlement de masse constitue une recommandation confédérale et une fierté nationale. L’enrôlement biométrique s’inscrit dans la modernité de la gouvernance actuelle et confère au citoyen la reconnaissance de son identité réelle sur une base juridique fiable, avec pour garantie administrative un outil stratégique pour tout État souverain et indépendant.
Enfin, il a invité la population de la région de Niamey à s’inscrire massivement à cet enrôlement biométrique pour l’obtention de la Carte nationale d’identité biométrique (CNIB-AES).
Pour sa part, le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur a rappelé que l’enrôlement populaire pour la production de la Carte nationale d’identité biométrique est porteur d’une ambition régionale. Elle s’inscrit dans la dynamique de l’Alliance des États du Sahel et préfigure l’intégration progressive de nos systèmes d’identification. « Elle témoigne de notre volonté commune, avec les peuples frères du Burkina Faso et du Mali, de bâtir un espace solidaire, sécurisé et souverain. Elle ouvre ainsi la voie à la mise en place future d’un passeport biométrique commun », a-t-il dit.
Démarrage effectif à Niamey et progressif à l’intérieur du pays
Le SG a appelé à la mobilisation de tous les citoyens pour accomplir ce devoir avec responsabilité et engagement. La Carte nationale d’identité biométrique que nous introduisons, a dit le Général Ayouba Abdourahamane, constitue une réponse concrète aux défis liés à la fraude documentaire, à l’usurpation d’identité et à l’insécurité. Ni un document réservé à une certaine élite, la Carte nationale d’identité biométrique (CNIB) garantit l’unicité, l’authenticité et la protection de l’identité de chaque citoyen. C’est pourquoi le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, au lancement de cette campagne de masse, a appelé à la mobilisation de tous. « J’en appelle donc à la mobilisation de tous. Que chaque citoyen accomplisse ce devoir avec responsabilité et engagement. Les centres d’enrôlement sont ouverts dès aujourd’hui et seront progressivement déployés sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il ajouté.
Il a enfin félicité l’ensemble des acteurs ayant contribué à la concrétisation de ce projet, notamment les services du Ministère de l’Intérieur, de la Police nationale, de la société HASDI ainsi que le partenaire technique Alitissal Aldjadeed, pour leur engagement, leur rigueur et le respect des délais, avant d’inviter les autorités locales, notamment les administrateurs délégués, chefs de villages et de quartiers ainsi que les leaders religieux, à relayer largement l’information et à accompagner les équipes sur le terrain.
À l’issue des interventions, le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur a officiellement lancé l’enrôlement populaire pour la production de la CNIB-AES. Les premières personnalités enrôlées ont été le gouverneur de la région de Niamey et l’administrateur délégué de la ville de Niamey.
Valable pour une durée de cinq (05) ans, la carte biométrique est accessible à tout citoyen nigérien âgé de quinze (15) ans et plus. Elle constitue un sésame sécurisé permettant à chaque Nigérien de s’inscrire pleinement dans la vie économique, sociale et civique de la Nation.
Moyennant une redevance de 4 500 francs CFA, chaque citoyen pourra se faire enrôler sur présentation des pièces requises, notamment l’acte de naissance ou le jugement supplétif ; le certificat de nationalité ; le certificat de résidence ; une preuve de profession, le cas échéant, ainsi que des photographies conformes aux normes biométriques.
Il faut noter qu’en amont de cette phase opérationnelle de l’enrôlement, une formation sur la fraude documentaire au profit des agents de l’Identité judiciaire (IJ) des différents commissariats de police de la ville de Niamey a été organisée par le Service central de production de la Carte nationale d’identité biométrique (SCPCNIB). La formation visait à renforcer les capacités opérationnelles des agents de l’Identité judiciaire en matière de lutte contre les fraudes documentaires lors du processus d’enrôlement en vue de l’obtention de la Carte nationale d’identité biométrique (CNIB-AES).