Le Niger a déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), près d'un an après l'avoir annoncé avec ses alliés du Mali et du Burkina, a indiqué mardi 23 juin l'institution. En septembre dernier, le pays et ses alliés avaient qualifié l’organisme d’"instrument de répression néocoloniale aux mains de l'impérialisme".
Le Niger, dirigé par les forces militaires depuis 2023, a déposé officiellement sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), a communiqué mardi 23 juin l’organisme. Cette décision survient près d’un an après l'annonce du Niger avec ses alliés du Mali et du Burkina. En septembre 2025, ils avaient annoncé collectivement leur retrait de la CPI, qu’ils avaient qualifié d’"instrument de répression néo coloniale aux mains de l'impérialisme".
Retrait officiel dans un an
Dans un communiqué, la CPI dit avoir reçu le jeudi 18 juin une notification de demande de sortie de l'institution de la part du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani. Cette demande "prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la date de réception de la notification", conformément aux règlements de la CPI, précise-t-elle, soulignant que le pays devra tout de même honorer ses obligations au sein de la CPI jusqu'à la prise d'effet de son retrait. "Bien que l'adhésion à un traité ou le retrait de celui-ci demeure un droit souverain des États en droit international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l'effort collectif visant à mettre fin à l'impunité pour les crimes internationaux les plus graves", ajoute la Cour. L'institution comptait jusqu'à présent 125 membres. Les États-Unis et la Russie n'en font pas partie, ni Israël, la Chine ou la Birmanie. Aucune communication n’a été faite quant aux alliés du Niger qui avaient également annoncé leur sortie de la CPI.