L’épidémie de choléra en cours depuis le 6 mai dernier dans la région de Tillabéri, à l’Ouest en bordure du fleuve Niger, a fait un total de 395 cas dont 10 décès, avec l’apparition de nouveaux foyers dans la zone de Téra où 58 cas sans décès ont été signalés à la première semaine de juillet, a appris APA de sources sanitaires à Niamey.
Après une relative accalmie marquée par l’extinction de plusieurs foyers, l’épidémie de choléra semble reprendre son allure avec la notification de nouveaux cas dans le district de Téra, situé dans la région de Tillabéri, prés du fleuve Niger.
Selon les autorités sanitaires, le plus grand nombre de cas a été enregistré par le district de Tillabéri avec 304 cas dont 5 décès, précisément dans la zone d’Ayorou, qui accueille des réfugiés maliens dans le camp de Tabarabarey.
A Ouallam, autre zone affectée, située loin du fleuve, 31 cas dont 5 décès ont signalés avec la notification d’une quinzaine de cas provenant du camp des réfugiés maliens de Mangaizé.
Au tout début de l’épidémie deux cas ont testés positifs à l’hôpital national de Niamey tout comme à l’hôpital, mais l’un des cas provient d’Ayorou, qui constitue avec la zone de Téra, l’épicentre actuel de l’épidémie.
Le Ministère de la Santé et le bureau local de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) redoutent la résurgence de nouveaux cas avec surtout l’installation de la saison des pluies au Niger, où pendant cette période toutes les régions du fleuve peuvent être affectées par le
choléra.
Un plan de réponse au choléra a été élaboré avec le soutien de l’OMS et plusieurs actions sont déjà en cours pour contenir de nouvelles flambées de cette maladie qui a fait en 2012 un total de 5285 cas dont 110 décès, soit une létalité de 2%, ce qui est largement au dessus de la norme de l’OMS qui est en dessous de 1%, rappelle-t-on.