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Déclaration de la coalition pour l’alternance (copa 2016) du jeudi 17 mars 2016
Publié le vendredi 18 mars 2016   |  ActuNiger


1ère
© Autre presse par DR
1ère conférence des pays africains au sud du Sahara pour l`organisation du hajj et de la oumra (COPASHO) : A la recherche d`une synergie d`actions sous-régionale pour un bon pèlerinage


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Réunie en session ordinaire de ses leaders ce jours jeudi 17 mars 2016, la Coalition pour l'Alternance 2016 (COPA 2016), après un examen approfondi de la situation politique du pays, fait la déclaration suivante:



Militantes et militants, chers compatriotes,

Au moment où tous les esprits sont tournés vers l'évacuation du Président Hama Amadou candidat de la COPA et où légitimement l'opposition s'attendait à la libération de ses camarades politiques injustement incarcérés par le régime de Issoufou Mahamadou dans le cadre d'un faux coup d'État, le pouvoir de Issoufou Mahamadou se lance encore dans une série d'arrestations d'acteurs politiques. C'est ainsi que au delà du professeur Yac médecin personnel de Hama Amadou qui est arrêté depuis 48h, Elhj Doudou Rahama et Sidi Moulaye Président du parti Hankouri sont interpellés à la police judiciaire de Niamey. Il est reproché à Doudou Rahama d'avoir demandé au cours d'un meeting de ne pas voter Issoufou Mahamadou parce qu'il s'est déclaré Charlie. À Sidi Moulaye, transitaire de son état, il lui est injustement reproché dans le cadre de son travail d'avoir porté un préjudice financier de 4 milliards à l'Etat. Si les partisans de Issoufou Mahamadou ont, eux, le droit de maudire tout nigérien qui ne voterait pas Issoufou Mahamadou comme l'ont fait publiquement Albade Abouba et Sanoussi Jackou, les opposants sont eux persécutés pour avoir tout simplement rappelé ce que Issoufou Mahamadou dit être, à savoir qu'il est <>.

Militantes et militants, chers compatriotes,

Le mardi 8 mars 2016, la COPA rendait publique une déclaration dans laquelle elle a fustigé avec raison l'organisation cauchemardesque et déshonorante pour notre pays du scrutin du 21 février 2016. La COPA à surtout manifesté son indignation devant le texte présenté comme un arrêt de la Cour Constitutionnelle qui aurait siégé très tard la nuit en session informelle si l'arrêt pour le moins équivoque N°009 du 7 mars 2016, que l'on n'a vu nulle part le lendemain avant la mi journée, vise une session publique et permet au Conseil des ministres de se réunir aussi bizarrement que la cour et prendre en catimini après 00h, le Décret par lequel le Président de la République convoque le corps électoral le 08 mars. Si Issoufou Mahamadou voulait montrer qu'il dispose de la Cour Constitutionnelle à son gré, peut dire qu'il a réussi car aujourd'hui, personne ne croit plus à aucune espèce de sincérité du vote de premier tour.

Autant de motifs qui consacrent l'appui volontaire ou non, la contribution forcée ou consentante que des institutions publiques placent au service du passage en force de Issoufou Mahamadou dont l'impopularité du régime ne souffre d'aucune ambiguïté. Les acteurs de ces institutions instrumentalisées se rendent-elles vraiment compte des périls auxquels leurs actions malheureuses exposent le Niger. L'institution judiciaire, la Cour et la CENI se rendent-ils vraiment compte qu'ils facilitent souvent naïvement la tâche à un régime dont les représentants sont passés maîtres dans l'art d'attiser les flammes en période électorale où la moindre ambiguïté peut mettre le feu aux poudres?

Plus spécifiquement, à l'examen de l'arrêt et du décret controversés, la COPA à relevé, fustigé et partagé avec les partenaires internationaux aux niveaux bilatéral et multilatéral, des constats.

Militantes et militants, chers compatriotes,

En réponse à tous ces constats justifiés et fondés à travers les dispositions légales en vigueur dans notre pays en matière électorale, à quels argumentaires avons-nous eu droit?

D'abord, c'est le Directeur des affaires politiques et juridiques du ministère de l'intérieur se substituant aux membres de la Cour Constitutionnelle qui vient à la télévision nationale pour lire la substance de l'arrêt émis par la cour en violation des articles 17, 18 et 19 de la loi organique déterminant l'organisation, le fonctionnement de la cour Constitutionnelle et la procédure suivie devant elle. Une situation qui a d'ailleurs été dénoncée par certaines associations et structures syndicales ainsi que le groupe de non affiliés.

Ensuite, c'est au tour du Secrétaire général du gouvernement, sorti de sa longue hibernation, qui s'autorise la toge un professeur en droit constitutionnel pour justifier dans un argumentaire rocambolesque le bien-fondé de l'arrêt et du décret pris par le Président de la République. Est-il le nouveau président de la cour Constitutionnelle ?

Comme pour parachever ce sombre tableau de violations et de triturations juridico-institutionnelles de toutes sortes, un courrier à caractère injonctif du tout puissant ministre de l'intérieur daté du 15 mars 2016 est adressé aux partis politiques, les sommant de lui communiquer le même jour avant 16heures, les listes nominatives de leurs futures députés, sinon la cour Constitutionnelle s'en chargerait en lieu et place. Du coup une série de questions embarrassantes se posent en rapport avec le respect du sacro-saint principe de antichambre du pouvoir exécutif via le ministère de l'intérieur? N'a-t-elle pas elle même le pouvoir d'écrire aux partis politiques soit directement, soit par le canal de la CENI auteur de la requête de validation des résultats globaux provisoires des élections législatives ? Pourquoi cet amalgame doublé de précipitation et de confusion entre le pouvoir exécutif , le juge Constitutionnel et la CENI?

Pour la COPA , seule la hantise du dépassement des délais constitutionnels qui trouble le sommeil du Président de la République et dont , du reste , il est le seul responsable , pour n'avoir pas pris le temps de préparer les différents scrutins de fin de mandat, explique ces errements. La COPA ne saurait conséquemment cautionner ce bricolage qui ne peut découler que sur un dispositif institutionnel trafiqué, fragilisé et sans chance de stabilité dans la durée.

Militantes et militants, chers compatriotes,

C'est pourquoi, contre donc tous ces traficotages juridiques qui n'ont pour seul but que de donner coûte que coûte à Issoufou Mahamadou une certaine légalité et une certaine légitimité pour un second mandat en 2016, la COPA 2016:

Réitère son boycott du scrutin du 20 mars 2016 en invitant ses militantes et militants, sympathisantes et sympathisants ainsi que tous les citoyens épris de paix, de justice, d'égalité:
- de ne pas sortir le 20 mars 2016 pour prendre part à ce simulacre de scrutin;
- de rester à la maison afin de consacrer la journée du 20 mars à la prière, au recueillement , à la méditation et au jeûne afin que Dieu descende la paix et la stabilité sur notre pays.

En conséquence de tout ce qui précède, principalement l'instrumentalisation et l'inféodation de la CENI et de la cour Constitutionnelle par le pouvoir exécutif, la COPA 2016 porte solennellement à la connaissance de l'opinion nationale et internationale, sa décision de ne pas reconnaître les résultats et les institutions issus des élections présidentielles et législatives.

Demande à la Communauté nationale et internationale de sortir de leur mutisme et de demeurer vigilante afin de faciliter l'instauration d'un climat de dialogue politique sincère et apaisé entre toutes les parties prenantes tel que le demandent certaines organisations de la société civile et d'une transition politique afin de permettre d'organiser de nouvelles élections démocratiques , libres, légitimes, transparentes et honnêtes.

Vive la COPA 2016

Que Dieu bénisse le Niger et son peuple

Je vous remercie.

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