Le nouveau gouvernement nigérien, dont la composition a été annoncée le 11 avril, fait la part belle aux proches du président réélu Mahamadou Issoufou et ne comporte aucun membre de l’opposition. Cette dernière, après avoir dénoncé « une mascarade électorale » a refusé de participer à un gouvernement d’union nationale proposé par le chef de l’Etat.
Le nouveau gouvernement composé de 38 membres et dirigé par Brigi Rafini, reconduit dans ses fonctions de premier ministre, conforte deux autres hommes de confiance de M.Issoufou. Mohamed Bazoum, président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), qui était ministre d’Etat sans portefeuille dans le gouvernement précédent prend en main le stratégique ministère de l’Intérieur dans un pays sous haute tension sécuritaire avec la menace islamiste des groupes sahéliens au nord et à l’ouest ainsi que les attaques des islamistes nigérians de Boko Haram à l’Est.
Il succède à Hassoumi Massaoudou, secrétaire général du PNDS, qui lui prend les rênes de la Défense après trois ans à l’Intérieur, et qui maîtrise parfaitement le dossier islamiste.
Foumakoye Gado et Seidou Sidibé, deux autres ténors du PNDS sont maintenus à leurs postes, respectivement au Pétrole et aux Finances.