L’arrestation de Ali Idrissa et des autres acteurs de la société civile : Une réaction de la population et de la communauté internationale pour la libération de nos vaillants compatriotes est plus qu’urgente
Ce n’est pas la première fois que le régime tente de museler les acteurs de la société civile. Le 20 mai 2017 déjà, une interpellation de Ali Idrissa a été opérée mais quelques heures après sous la pression, il a été libéré. Aujourd’hui, pris de panique face au mécontentement général, le pouvoir décide de jouer son va-tout en arrêtant collectivement et sans mandat judiciaire les acteurs de la société civile pour montrer ses muscles. Au lieu d’écouter l’opinion et de se mettre à la table de négociation comme d’autres régimes l’ont fait, avant eux, le pouvoir se radicalise en espérant tenir au silence, pour les années à venir, le peuple nigérien.
Et l’arrestation de Ali Idrissa et des autres acteurs de la société civile, suivies de simulacres d’auditions judiciaires et de déportations, ne font qu’attester des dérives autocratiques d’une frange de la majorité au pouvoir. Faudrait-il le rappeler, Ali Idrissa et les autres acteurs de la société civile déportés, ont été de tous les combats pour la démocratie et les droits des plus faibles au Niger. En 2005 déjà, ils étaient au front pour empêcher la mise en œuvre de mesures impopulaires contre les populations du Niger. Le gouvernement a reculé de peur d’un embrasement social.
Aujourd’hui, 13 ans après 2005, les voilà à nouveau, constants sur les principes, pour la défense des plus faibles face à un parti au pouvoir, le PNDS qui n’a plus de socialiste que le nom. Après avoir tenté de décapiter par tous les moyens l’opposition au Niger, ils sont convaincus qu’en mettant au pas la société civile, la tâche de réduire les Nigériens en esclaves sera plus facile. Mais peine perdue, sous la chaleur du sahel, les hommes et les femmes choisissent toujours, même au prix du sacrifice, de défendre leur honneur et dignité. La sérénité se lisant sur les visages des acteurs de la société civile au moment de leur déportation vers les camps d’isolement en dit long sur leur détermination et les brutalités et violations des règles élémentaires du droit utilisés lors de leurs arrestations, ne sont rien d’autre que reflet de l’impasse et du désarroi qui règnent dans les rangs du pouvoir.
Une réaction de la population et de la communauté internationale pour la libération de nos vaillants compatriotes est plus qu’urgente!