Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Économie
Article
Économie

Forum national de sensibilisation sur la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) : Pour une préparation conséquente du Niger en prélude à l’entrée en vigueur de l’accord

Publié le mardi 30 avril 2019  |  Le Sahel
SE.
© Autre presse par DR
SE. Brigi Rafini, Premier ministre.
Comment


Le Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini a présidé hier matin, à la Chambre de Commerce et d'industrie du Niger (CCIN), un forum national de sensibilisation sur la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) dont le thème est : « défis et opportunités de la ZLECAF pour le Niger ». Conjointement organisé par le ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur privé et la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), ce forum se tient à quelques semaines de l'entrée en vigueur de l'accord de la ZLECAF. Cet accord sera entériné à Niamey au mois de juillet 2019. Ainsi, pendant deux jours, les participants au forum approfondiront la réflexion sur l'élaboration d'une stratégie nationaleà même de permettre au Niger de tirer des avantages comparatifs de l'accord de la ZLECAf.

En procédant à l'ouverture des travaux, le Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, a d'abord rappelé que c'est le 28ème Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine de janvier 2017 qui, devant la lenteur dans la mise en œuvre du processus de négociation et surtout mesurant le leadership du Président de la République Issoufou Mahamadou, l'a désigné Champion de l'Union Africaine pour le ZLECAf. «Dans la mission à lui confiée par ses pairs, il a mené des consultations, donné des instructions et orientations pour qu'en fin nous puissions parvenir à un Accord qui répond largement aux attentes des peuples africains », a indiqué le Premier ministre.
Comme l'a souligné SE. Brigi Rafini, « l'Accord sur la ZLECAf reflète le désir profond de l'Afrique toute entière de créer ses propres opportunités et solutions. En mettant en place la ZLECAF, l'Afrique a tiré les conséquences qui s'imposent à elle dans un contexte mondial de plus en plus incertain ». Aussi, il a noté qu'il ressort des résultats des négociations sur le commerce des marchandises, une libération de 90% de lignes tarifaires, de 7% pour les produits sensible et de 3% pour les produits à exclure. Ce qui a amené le Chef du gouvernement à dire que la ZLECAf, sera le moteur de l'industrialisation, dans la mesure où elle stimulera la compétitivité et placera ainsi notre économie intégrée dans une position plus forte afin d'accroître sa part dans les flux commerciaux mondiaux. Le Premier ministre a enfin souligné la nécessité de l'appropriation et de l'implication du secteur privé ; l'élaboration d'une stratégie nationale sur la mise en œuvre de la ZLECAF ; l'accompagnement des initiatives privées nationales, en vue d'accroître davantage les chances du Niger de tirer profit de la ZLECAF.

Auparavant, le président du dispositif institutionnel de la ZLECAF, M. Alma Oumarou, a indiqué que les résultats enregistrés en si peu de tempsdans le processus de la ZLECAF constituent une réelle fierté pour le Niger. En effet, la zone de libre échange continentale africaine marque un tournant historique pour l'Afrique, qui a décidé de s'intégrer et de s'unir. Avec la ZLECAF, les entreprises africaines seront plus compétitives et pourront satisfaire la consommation intérieure, mais aussi répondre aux besoins de cette classe moyenne en pleine expansion et rendre le continent plus attrayant.
Quant au représentant de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique, M. Dosso Bakary, il a précisé que la ZLECAF vise essentiellement l'élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires, au commerce intra-africain. Si elle est mise en œuvre avec succès, la ZLECAF devrait créer un marché continental unique etintégréde plus de 1,2 milliard de personnes et un produit intérieur brut supérieur à 2.500 milliards de dollars américains. Elle devrait permettre aux acteursdu secteur informel par exemple les femmes commerçantes de migrer vers le secteur formel.
Pour lui, la bonne nouvelle à propos du commerce intra-africain, c'est notre pays, le Niger,dispose des réelsavantages comparatifs en matière agricole, notamment avec ''le violet de Galmi''et d'autres filières comme les viandes et bétail, les cuirs et peaux ainsi que le niébé ou encore le souchet qui peuvent permettre au Niger d'exploiter l'avantage du marché africain.
Pour sa part, le chef de la section Economie, commerce et gouvernance de la Délégation de l'Union Européenne au Niger, Mme Sandrine Pierloz, a réaffirmé l'engagement de l'Union Européenne au Niger en faveur du secteur privé et du développement du commerce. En effet, l'Union Européenne a lancé, avec l'Union Africaine, une nouvelle initiative de renforcement du partenariat de l'UE avec l'Afrique. Ce nouveau programme est axé sur des actions majeures dont entre autres, la stimulation du dialogue politique entre l'Union Africaine et l'UE dans des domaines d'intérêt commun ; le renforcement de la mobilité et de l'employabilité des jeunes ainsi que la promotion de l'innovation technologique et le soutien à l'intégrationéconomique continentale de l'Afrique etc.

Hassane Daouda (ONEP)
Commentaires