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Hama Amadou sur le gril après des propos jugés diffamatoires

Publié le jeudi 23 mai 2019  |  RFI
Hama
© Autre presse par DR
Hama Amadou
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Au Niger, le ministère de la Défense a saisi le procureur de la République. Et ce, suite à des propos jugés diffamatoires tenus par « un homme politique en exil » selon les termes du communiqué diffusé par le ministère. L'intéressé n'est pas nommé mais celui qui est visé est clairement identifiable par son statut et les propos qui lui sont prêtés. Il s'agit du chef de file de l'opposition, Hama Amadou, en exil depuis 2016, après avoir été évacué pour des raisons sanitaires alors qu'il était en prison pour une affaire de trafic de bébés nigérians, dossier pour lequel il a été condamné à un an de prison ferme.
C'est une vidéo et un fichier audio transmis sur les réseaux sociaux qui ont provoqué la réaction des autorités nigériennes. On y entend Hama Amadou, le leader de l'opposition, dire que le gouvernement profite du problème de l'insécurité pour « délibérémment » envoyer à la mort une « certaine catégorie de soldats nigériens ». Ces propos auraient été tenus lors d'une rencontre avec la diaspora mi-mai.

Pour les autorités, ces mots visent à saper le moral des soldats et à porter atteinte à la cohésion des forces de sécurité, qui ont doublement besoin d'être soutenues en temps de guerre, et encore plus après la perte de 27 personnes dans une embuscade le 14 mai 2019.

Propos « graves »

« Ces propos sont graves, s'indigne une source gouvernementale, imaginez qu'ensuite les militaires commencent à se tirer dessus au sein de l'armée, ou à refuser d'aller au front ». Le communiqué officiel fait état de propos potentiellement assimilable à un délit car ils ne sont « en définitive qu'un encouragement aux forces terorristes. »

Joint au téléphone, le ministre de la Défense dit espérer que ces déclarations malheureuses seront très vite démenties par celui qui les a prononcé. Le choix est fait de ne jamais nommer l'opposant ; l'intéressé est simplement qualifié de mal-intentionné.
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