Un sous-officier de la police nigérienne était porté disparu vendredi matin après une attaque terroriste simultanée contre le poste de police et celui de la Garde nationale à Tamou (ouest), près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé en soirée la télévision publique nigérienne.
"Des hommes arrivés à moto ont attaqué simultanément les deux postes de police et de la Garde situés côte à côte pendant une heure, entre 5h et 6h" heure locale, a-t-elle précisé.
Le poste de police et cinq véhicules civils et militaires ont été incendiés, alors qu'un véhicule et huit armes ont été emportés par les assaillants, a-t-on précisé de même source, ajoutant qu'"une victime a été dénombrée parmi les terroristes".
Le gouverneur de la région de Tillabéry, Ibrahim Tidjani Katchala, accompagné de responsables militaires régionaux et d'élus locaux, s'est rendu vendredi sur place afin de s'enquérir de l'ampleur des dégâts et d'encourager les Forces de défense et sécurité (FDS) dans leur mission.
Le ratissage de la zone a permis d'appréhender des suspects, selon la télévision nationale.
Le Niger est confronté sur plusieurs fronts à de multiples attaques meurtrières d'organisations terroristes, notamment des groupes islamistes proches d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d'Ansar Dine et d'autres mouvements basés dans le nord du Mali, ainsi que de la secte nigériane Boko Haram qui sème la terreur dans la région de Diffa (sud-est).
Un nouveau foyer d'insécurité est venu s'y ajouter depuis plus de deux ans dans l'extrême sud-ouest du pays, au niveau de la région dite des "trois frontières" (Niger-Mali-Burkina Faso), selon des observateurs locaux.